L’AMF du Québec souligne l’essor de l’IA et des finfluenceurs en finances personnelles
À l’occasion du Mois de la littératie financière, le régulateur financier du Québec attire l’attention sur l’influence croissante de l’intelligence artificielle et des influenceurs financiers sur les comportements en matière de finances personnelles. L’organisme affirme que ces outils peuvent favoriser la compréhension des questions financières, mais invite les consommateurs à vérifier l’information auprès de sources fiables avant de prendre des décisions.
Points forts
- Un sondage Léger réalisé pour l’AMF du Québec révèle que 30% des Québécois, dont 50% des 18 à 24 ans, utilisent désormais l’intelligence artificielle pour s’informer sur leurs finances personnelles, une hausse marquée par rapport à l’an dernier.
- L’épargne et les placements sont les principaux sujets de recherche d’information par IA, à 37%, tandis que seulement 9% des répondants cherchent des conseils sur les prêts et les hypothèques, soit 8 points de pourcentage de moins qu’il y a un an.
- Les contenus d’influenceurs financiers orientent désormais les décisions financières de 21% des Québécois, une proportion qui atteint 50% chez les 18 à 24 ans et témoigne de l’influence grandissante du numérique sur les choix des consommateurs.
Cet article a été traduit de l'original. Lisez la version originale de notre correspondant ici.
Résultats d’un sondage sur l’IA et l’influence financière
Selon l’Autorité des marchés financiers (AMF), qui cite un sondage réalisé par Léger pour le compte du régulateur, 30% des Québécois utilisent désormais l’intelligence artificielle pour obtenir de l’information sur la gestion de leurs finances personnelles. Il s’agit d’une hausse de 7 points de pourcentage par rapport à 2025. Cette proportion atteint 50% chez les personnes de 18 à 24 ans, soit 13 points de pourcentage de plus que l’an dernier.L’épargne et les placements sont les principaux sujets d’intérêt des répondants qui utilisent des outils d’intelligence artificielle : 37% cherchent de l’information à ce sujet. En revanche, 9% des Québécois recherchent de l’information sur les prêts et les hypothèques, une baisse de 8 points de pourcentage par rapport à l’an dernier.
Le sondage met également en lumière l’influence des créateurs de contenu financier sur les choix des consommateurs. Dans l’ensemble, 21% des Québécois affirment que les conseils publiés par des influenceurs ou des créateurs de contenu pourraient orienter leurs décisions financières. Cette proportion grimpe à 50% chez les 18 à 24 ans.
Isabelle Blackburn, surintendante des services à la clientèle et de l’éducation financière, affirme que les finfluenceurs et l’intelligence artificielle peuvent inciter les gens à s’intéresser à leurs finances et à mieux comprendre les notions financières. Elle ajoute que les consommateurs doivent faire preuve de prudence dans leurs décisions, car ces sources ont leurs limites et ne remplacent pas des conseils adaptés à leur situation personnelle.
Un effort d’éducation des consommateurs partout au Québec
En novembre, l’AMF met l’accent sur l’importance de considérer l’intelligence artificielle et le contenu des finfluenceurs comme des outils de compréhension, et non comme des guides autonomes pour prendre des décisions. Le régulateur souligne qu’il est important de vérifier l’information auprès de sources fiables avant d’agir.Tout au long du Mois de la littératie financière, l’AMF propose des outils, du contenu éducatif et des conseils pratiques pour renforcer les connaissances financières des consommateurs. Du contenu portant sur des tendances comme l’intelligence artificielle, les finfluenceurs et la ludification est offert sur le site Web de l’AMF et diffusé également sur les réseaux sociaux de l’organisme.
Par ailleurs, des partenaires de la Stratégie québécoise en éducation financière invitent le public à participer à quatre webinaires gratuits pendant les Journées de l’éducation financière. Ces séances visent à aider les consommateurs à mieux gérer leurs finances personnelles, alors que les outils numériques et les personnalités en ligne prennent une place grandissante dans les décisions financières.
Notre article précédent sur les cyberrisques liés à l’IA dans le secteur bancaire soulignait l’inquiétude croissante des régulateurs : les progrès de l’IA accroissent l’ampleur et la complexité des attaques visant des services financiers essentiels. Nous avons relevé la nécessité de renforcer la résilience en matière de cybersécurité, notamment grâce à des solutions de reprise indépendantes « bare metal » et à une supervision humaine accrue, à mesure que les banques adoptent des systèmes plus autonomes.
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