Politique républicaine et sécurité nationale avec Eric Ciotti
Éric Ciotti siège actuellement à l’Assemblée nationale française et dirige l’Union de la Droite pour la République (UDR), un poste qu’il occupe depuis 2024 après avoir quitté Les Républicains. Ces derniers mois, Ciotti a publiquement soutenu le développement national du minage de Bitcoin, en proposant d’utiliser le surplus nucléaire de la France pour alimenter l’infrastructure blockchain. Cette position a gagné en visibilité à la suite de rapports indiquant que la société américaine Marathon Digital envisageait d’acquérir une participation majoritaire dans Exaion, une filiale d’EDF spécialisée dans le calcul haute performance et la blockchain. Ciotti s’est opposé à cette opération, invoquant des préoccupations liées à la souveraineté nationale et à l’importance stratégique des infrastructures numériques.
Lors d’interventions télévisées sur BFM Crypto, Ciotti a commenté la position de la France dans l’économie mondiale des actifs numériques, en évoquant les levées de fonds totalisant 58 millions d’euros réalisées par les entreprises françaises de cryptomonnaies et l’intérêt croissant pour les stablecoins, dont la capitalisation de marché dépasse désormais les 300 milliards de dollars. Ses interventions ont suscité une enquête parlementaire sur les acquisitions étrangères d’infrastructures françaises liées au Web3 et ont encouragé une augmentation des investissements publics et privés dans les technologies décentralisées. Bien qu’il ne soit ni développeur ni responsable de la politique technique, l’accent que Ciotti met sur la souveraineté numérique, l’utilisation stratégique des ressources et la protection des entreprises nationales du secteur numérique fait de lui l’une des figures politiques françaises les plus engagées en faveur du développement local de la blockchain.