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Mais nous avons tout sauvegardé 🙂.
La plateforme sud-coréenne d’échange de cryptomonnaies Bithumb a signalé une intrusion dans son système mobile interne, utilisé par ses employés pour le travail et la communication. Les attaquants ont eu accès à des données personnelles, mais les premiers éléments indiquent que les fonds des clients n’ont pas été affectés.
Cet article a été traduit de l'original. Lisez la version originale de notre correspondant ici.
Bithumb, la deuxième plus grande plateforme d’échange de cryptomonnaies de Corée du Sud en volume de transactions, a détecté l’intrusion non autorisée le 27 octobre. L’entreprise a signalé l’incident à l’Agence coréenne pour l’Internet et la sécurité (KISA) ainsi qu’à la Commission de protection des informations personnelles (PIPC).
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Des représentants de la plateforme ont déclaré à l’agence Yonhap News que des spécialistes enquêtaient sur l’ampleur de la fuite de données, notamment pour déterminer si les pirates avaient pu accéder à des informations sur les clients.
Bithumb a souligné que le système compromis fonctionne indépendamment de sa plateforme de trading. Les attaquants ne peuvent donc pas accéder aux actifs en cryptomonnaies des clients par le biais du système piraté.
La plateforme n’a pas encore précisé combien de personnes ont été touchées par la fuite de données ni si l’incident a perturbé les dépôts et les retraits.
Bithumb est l’un des trois établissements financiers dont les incidents de sécurité faisaient l’objet d’une enquête du Service de surveillance financière sud-coréen (FSS) le 28 octobre.
La société de courtage Daishin Securities a signalé qu’une cyberattaque externe avait exposé les données personnelles et de crédit de 38 490 clients. De son côté, Mirae Asset Global Investments a détecté des activités suspectes sur plusieurs de ses systèmes web, mais a réussi à bloquer les accès non autorisés. Selon l’entreprise, les informations des investisseurs n’ont pas été compromises.
Le gouverneur du FSS, Lee Chan-jin, a déclaré lors d’une réunion avec des dirigeants de holdings bancaires que plusieurs grandes sociétés d’investissement avaient subi des cyberattaques le 27 octobre.
Le régulateur avait précédemment indiqué que 16 établissements financiers sud-coréens avaient été visés par des cyberattaques au 14 octobre.
Ce n’est pas le premier incident majeur touchant les systèmes internes de Bithumb en 2026. En février, la plateforme a crédité par erreur les comptes de ses clients de 620 000 BTC au lieu de 620 000 wons sud-coréens. À l’époque, les bitcoins crédités par erreur valaient plus de 40 milliards de dollars.
Le PDG de Bithumb, Lee Jae-won, a reconnu que des faiblesses dans les contrôles internes étaient à l’origine de l’erreur. Il a déclaré que l’entreprise était pleinement consciente des graves lacunes de ses contrôles opérationnels internes.
Le secteur des cryptomonnaies a été confronté à une série de cyberattaques majeures en 2026. L’un des incidents les plus importants est le piratage de Bitget en septembre, qui aurait entraîné le vol d’environ 387,5 millions de dollars, selon des sources du secteur. Le même mois, Liquid Network a été attaqué, avec des pertes initiales estimées à environ 319 millions de dollars, bien qu’une part importante des fonds ait ensuite été récupérée. En avril, des pirates ont dérobé environ 292 millions de dollars au protocole Kelp DAO et 285 millions de dollars supplémentaires à la plateforme DeFi Drift Protocol. Des chercheurs en sécurité ont attribué ces deux dernières attaques à des pirates nord-coréens.
Les statistiques de CertiK, société spécialisée dans la sécurité des blockchains, donnent une idée de l’ampleur du problème. Selon ses données, le secteur des cryptomonnaies a perdu plus de 1,31 milliard de dollars lors de 344 incidents de sécurité au seul premier semestre 2026. Les attaques par compromission de portefeuilles ont causé les pertes financières les plus lourdes, avec plus de 444 millions de dollars. Les attaques par hameçonnage ont entraîné 366 millions de dollars de pertes supplémentaires. Les analystes observent que les attaquants recourent de plus en plus à l’ingénierie sociale et aux identifiants volés, plutôt que de se limiter à exploiter des vulnérabilités techniques dans les protocoles blockchain.
Pour rappel, Qubic a relancé sa blockchain après un piratage.