L’Ontario lance la réfection de la centrale nucléaire de Pickering afin d’en prolonger la capacité de production et de soutenir l’emploi
L’Ontario lance les travaux de réfection de la centrale nucléaire de Pickering afin de sécuriser l’approvisionnement en électricité à long terme et de renforcer la capacité industrielle nationale. Le projet devrait prolonger la durée de vie de quatre réacteurs jusqu’à 38 ans et est présenté par la province comme un investissement majeur dans l’énergie propre et le développement économique.
Points forts
- L’Ontario a approuvé la réfection nucléaire de Pickering B par Ontario Power Generation, attribuant 1,7 milliard $ à Aecon et Candu Energy ainsi que 1,3 milliard $ à Aecon et Siemens Energy Canada.
- Le projet, qui devrait créer environ 30 500 emplois par an durant la construction et soutenir 7 500 emplois sur sa durée de vie, ajoutera 41,6 milliards $ au PIB du Canada.
- Une fois achevée, la centrale de Pickering rénovée fournira jusqu’à 2 200 mégawatts — alimentant 2,2 millions de foyers — et soutiendra la stratégie de croissance énergétique, économique et manufacturière à long terme de l’Ontario.
Cet article a été traduit de l'original. Lisez la version originale de notre correspondant ici.
Portée du projet et attribution des contrats
Comme l’a rapporté Salle de presse de l’Ontario, le gouvernement de l’Ontario a approuvé le plan de réfection d’Ontario Power Generation pour les tranches B de Pickering, les tranches 5 à 8 devant être mises hors service d’ici la fin septembre 2026. Les travaux sur le site commencent dès maintenant, tandis que les travaux de réfection des réacteurs devraient débuter après l’approbation finale de la Commission canadienne de sûreté nucléaire en janvier 2027.Une fois achevée, la centrale rénovée devrait fournir jusqu’à 2 200 mégawatts d’électricité, soit suffisamment pour alimenter 2,2 millions de foyers. Les travaux comprennent le remplacement de 1 520 canaux de combustible, 48 chaudières et la construction d’une prise d’eau profonde de 1,5 kilomètre.
L’Ontario indique que le projet est réalisé avec des technologies canadiennes et une chaîne d’approvisionnement provinciale, plus de 90 % des dépenses devant rester en Ontario et au Canada. Parmi les principaux contrats figurent un contrat d’environ 1,7 milliard $ attribué à Aecon Group Inc. et Candu Energy, une société d’AtkinsRéalis, pour le retubage de la tranche 5 ainsi que le remplacement des canaux, des conduites d’alimentation et des chaudières, et un contrat de 1,3 milliard $ attribué à Aecon Group Inc. et Siemens Energy Canada pour le remplacement des turboalternateurs et des systèmes connexes.
Impact économique et régional
La province indique que la réfection créera environ 30 500 emplois par an durant la construction et soutiendra 7 500 emplois au Canada sur la durée de vie du projet. Elle estime également que l’investissement contribuera à hauteur de 41,6 milliards $ au PIB du Canada et générera plus de 17 milliards $ d’activité économique dans la région de Durham et en Ontario.L’Ontario associe également le projet au développement de la main-d’œuvre, notamment par la création d’une nouvelle installation de formation et de maquettes de 200 000 pieds carrés consacrée au remplacement des canaux, des conduites d’alimentation et des chaudières, qui devrait former plus de 2 800 travailleurs qualifiés avant l’intensification des activités de réfection. Le gouvernement indique que le projet de Pickering s’inscrit dans une stratégie plus large d’expansion du nucléaire qui pourrait créer jusqu’à 150 000 emplois et contribuer pour plus de 800 milliards $ à l’économie provinciale.
La réfection fait partie du plan Energy for Generations de l’Ontario, que le gouvernement décrit comme sa stratégie énergétique intégrée visant à soutenir le logement, l’investissement industriel et la croissance à long terme. Selon les responsables, prolonger la durée de vie des actifs nucléaires existants permet de fournir de l’électricité à moindre coût que le remplacement de cette production par de nouvelles sources, tout en contribuant à préserver la sécurité énergétique et l’activité manufacturière.
Notre précédent article sur l’investissement du Canada dans la construction de bâtiments en juillet 2026 a montré que les dépenses totales ont augmenté d’un mois à l’autre, les gains étant de plus en plus tirés par les projets non résidentiels. Nous avons souligné que la construction institutionnelle — en particulier les projets hospitaliers en Ontario — constituait une source clé de dynamique, tandis que la croissance résidentielle restait relativement modeste et inégale selon les provinces.
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