Le Canada instaure une refonte de l’examen des projets d’infrastructure afin d’accélérer les approbations

Le Canada instaure une refonte de l’examen des projets d’infrastructure afin d’accélérer les approbations
Le Canada accélère les approbations de projets

Le Canada s’apprête à raccourcir les délais d’approbation des grands projets d’infrastructure et liés aux ressources naturelles afin d’encourager des investissements plus rapides et l’expansion des chaînes d’approvisionnement. Le gouvernement fédéral affirme que le projet de loi intitulé Loi visant à bâtir un Canada fort prévoit un délai maximal d’un an pour les examens fédéraux après le dépôt d’une demande complète, tout en actualisant les règles du travail pour les secteurs sous réglementation fédérale.

Points forts

  • Le projet de loi C-39, la Loi visant à bâtir un Canada fort, vise à achever les examens fédéraux des projets d’infrastructure dans un délai d’un an après le dépôt d’une demande exhaustive.
  • Le projet de loi vise à accélérer les approbations des grands projets, à renforcer les corridors commerciaux et les ports, et à moderniser les protections du travail dans les secteurs sous réglementation fédérale.
  • Ottawa affirme que ces mesures renforceront la confiance des investisseurs, accéléreront les investissements dans les chaînes d’approvisionnement et les ressources naturelles, et maintiendront les protections environnementales et des droits des Autochtones.

Cet article a été traduit de l'original. Lisez la version originale de notre correspondant ici.

La loi vise à accélérer les examens et à modifier les règles du travail

Selon Canada.ca, qui cite le gouvernement du Canada, le projet de loi C-39, appelé Loi visant à bâtir un Canada fort, a été présenté afin d’accroître la rapidité, la certitude et la prévisibilité des examens des projets d’infrastructure, tout en soutenant les travailleurs qui les réalisent. Ottawa affirme que cette mesure vise à donner aux entreprises davantage confiance pour investir au Canada, à accélérer les grands projets et à soutenir la croissance à long terme, tout en préservant les normes environnementales et les droits des Autochtones.

Le projet de loi comporte trois éléments principaux. Il vise à achever les examens et les décisions fédéraux dans un délai d’un an après le dépôt d’une demande exhaustive par un promoteur, à renforcer les corridors commerciaux et les ports afin d’acheminer les marchandises plus rapidement et d’ouvrir de nouveaux marchés, et à moderniser le cadre fédéral du travail afin de renforcer les protections des travailleurs dans les secteurs sous réglementation fédérale.

Le gouvernement affirme que ces mesures découlent de consultations avec des travailleurs, des syndicats, des employeurs, des peuples autochtones, les provinces et territoires, l’industrie et d’autres partenaires dans tout le pays. Parallèlement à cette loi, il publie également une directive du Cabinet visant à achever les examens fédéraux et à prendre les décisions relatives aux projets dans un délai maximal d’un an.

Incidences économiques et sectorielles dans l’ensemble du Canada

Cette loi s’inscrit dans une démarche fédérale plus large visant à bâtir une économie plus indépendante et durable en accélérant le développement des projets, en renforçant les chaînes d’approvisionnement et en libérant les investissements dans les ressources naturelles. Le gouvernement affirme que ces changements doivent aider le Canada à s’adapter à l’évolution des conditions mondiales en améliorant l’accès aux marchés et en renforçant la confiance des investisseurs nationaux et étrangers.

Pour les secteurs des transports, de l’énergie et d’autres secteurs liés aux infrastructures, cette proposition indique une voie réglementaire plus rapide pour les grands projets et une attention accrue portée aux actifs qui facilitent le commerce, tels que les ports et les corridors. Dans le même temps, Ottawa affirme que le système d’examen continuera de garantir la protection de l’environnement et les droits des Autochtones, notamment par l’application d’une politique de hiérarchie d’atténuation alignée sur la Stratégie pour la nature du Canada.

Les responsables présentent également le projet de loi comme une mesure en matière de travail, affirmant qu’il vise à favoriser des lieux de travail plus sûrs, à préserver le droit de grève et à obliger les syndicats et les employeurs à négocier de bonne foi. Cette combinaison de simplification réglementaire et de protections des travailleurs est au cœur de l’argument du gouvernement selon lequel des approbations de projets plus rapides peuvent coexister avec des garanties sociales et environnementales.

Notre précédent rapport sur les investissements du Canada dans la construction de bâtiments en juillet 2026 a mis en évidence une hausse continue des dépenses globales, principalement portée par l’activité non résidentielle. Il a indiqué que les projets institutionnels — notamment la construction d’hôpitaux en Ontario — constituaient la principale source de dynamisme, tandis que la croissance résidentielle restait modeste, les gains dans les maisons individuelles étant en partie compensés par le recul de la construction d’immeubles multilogements.

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