Le Canada lance des consultations sur le cadre réglementaire des organismes de bienfaisance
Le Canada ouvre un examen fédéral des règles régissant les organismes de bienfaisance enregistrés, alors que le secteur demeure un important fournisseur de services communautaires et un contributeur majeur à l’économie. La consultation, menée par le ministère des Finances et l’Agence du revenu du Canada, acceptera les soumissions jusqu’au 3 décembre 2026 et porte sur les processus d’enregistrement, de services numériques, de conformité et de révocation.
Points forts
- Le ministère des Finances et l’Agence du revenu du Canada ont lancé des consultations pour moderniser les règles applicables aux organismes de bienfaisance, en mettant l’accent sur l’enregistrement, les services numériques, les audits et les processus de révocation.
- Plus de 86 000 organismes de bienfaisance enregistrés ont contribué à hauteur de 244 milliards de dollars au PIB en 2024, représentant 8,4 % du PIB du Canada et soutenant plus de 2,5 millions d’emplois.
- La consultation vise à réduire les charges administratives, à accroître la transparence et à protéger les incitatifs fiscaux liés aux dons tout en renforçant la surveillance des activités de bienfaisance en vertu de la Loi de l’impôt sur le revenu.
Cet article a été traduit de l'original. Lisez la version originale de notre correspondant ici.
Portée de la consultation et axes politiques
Comme le rapporte Canada.ca, le ministère des Finances et l’Agence du revenu du Canada lancent des consultations sur la modernisation du cadre fédéral applicable aux organismes de bienfaisance enregistrés. L’examen vise à recueillir des avis sur la manière dont les règles législatives et administratives peuvent mieux soutenir le secteur, réduire les charges administratives inutiles, s’adapter aux technologies et à la numérisation, et renforcer la transparence ainsi que la confiance du public.Les Canadiens sont invités à examiner un document de consultation et à soumettre leurs avis sur les règles fiscales fédérales applicables aux organismes de bienfaisance enregistrés et sur l’administration de ces règles par l’Agence du revenu du Canada. Le processus vise également à protéger l’intégrité des incitatifs fiscaux liés aux dons de bienfaisance tout en recueillant des commentaires dans quatre domaines : l’enregistrement, la prestation de services numériques, les activités d’audit et de conformité, ainsi que les processus de révocation et d’opposition.
Rôle économique et impact du secteur
Plus de 86 000 organismes de bienfaisance enregistrés exercent leurs activités au Canada et à l’étranger, offrant des programmes et services comprenant la lutte contre la pauvreté, le soutien aux populations vulnérables, l’éducation, la religion et des activités communautaires plus larges. La consultation intervient alors que le gouvernement souligne le rôle du secteur non seulement dans les services sociaux, mais aussi dans la production économique nationale et l’emploi.Statistique Canada indique que les institutions sans but lucratif ont contribué à hauteur d’environ 244 milliards de dollars au PIB en 2024, soit près de 8,4 % du PIB total du Canada, tout en soutenant plus de 2,5 millions d’emplois à l’échelle nationale. Le gouvernement affirme que la Loi de l’impôt sur le revenu soutient cette activité par des exonérations d’impôt sur le revenu pour les organisations admissibles et des incitatifs aux dons pour les particuliers et les sociétés, tout en maintenant des règles rigoureuses pour protéger le système fiscal et garantir que les fonds donnés sont utilisés à des fins de bienfaisance.
Les consultations du Canada sur les importations liées au travail forcé et le devoir de diligence dans les chaînes d’approvisionnement avaient déjà été couvertes par notre publication, en mettant l’accent sur les rapports gouvernementaux « Ce que nous avons entendu » et les prochaines étapes proposées liées au projet de loi C-35. L’article soulignait un large soutien à une approche transparente fondée sur les risques afin de bloquer les biens fabriqués par le travail forcé, tout en abordant l’éventualité d’un devoir de diligence obligatoire et des options controversées de responsabilité civile susceptibles de renforcer les exigences de conformité pour les importateurs et les entreprises disposant de chaînes d’approvisionnement internationales.
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