La Banque de France publie son rapport durabilité 2025 et réaffirme sa stratégie climatique

La Banque de France publie son rapport durabilité 2025 et réaffirme sa stratégie climatique
Banque de France : cap climat

Dans un contexte international et géopolitique jugé incertain, la Banque de France publie son rapport durabilité 2025 pour détailler l’intégration des enjeux climatiques et environnementaux dans ses missions. Le document présente des actions couvrant la politique monétaire, la stabilité financière, les services à l’économie et à la société, ainsi que la stratégie RSE et l’investissement responsable.

Points forts

  • La Banque de France publie son rapport durabilité 2025, mettant la lutte contre le changement climatique au centre de ses politiques et investissements.
  • L'institution intègre désormais systématiquement les risques climatiques et environnementaux dans ses analyses, décisions et pratiques à l'échelle nationale et internationale.
  • Le rapport 2025 affirme que la transition écologique est un levier clé de résilience économique, impactant directement la supervision financière et les politiques publiques.

Un rapport 2025 centré sur l’intégration des risques climatiques

Comme l’indique la Banque de France, ce rapport de référence rassemble les actions conduites sur l’ensemble de l’année afin de placer la lutte contre le changement climatique et la dégradation de la nature au cœur de son action.

Cette mobilisation concerne l’ensemble de ses domaines d’intervention, de la politique monétaire à la stabilité financière, en passant par les services à l’économie et à la société. Elle s’étend aussi à la stratégie RSE de l’institution et à sa politique d’investissement responsable.

S’appuyant sur son expertise économique et financière ainsi que sur son ancrage territorial et international, l’institution poursuit l’intégration des enjeux climatiques et environnementaux dans ses analyses, ses décisions et ses pratiques.

Un enjeu de résilience pour le secteur financier

La Banque de France et l’ACPR réaffirment leur engagement en faveur de la transition écologique, alors que la prise en compte des risques climatiques et environnementaux est désormais présentée comme un facteur clé de la stabilité économique et financière.

Dans l’avant-propos du rapport, le gouverneur Emmanuel Moulin souligne que, dix ans après l’Accord de Paris sur le climat, le contexte international et géopolitique reste peu favorable à la transition vers la neutralité carbone. Il affirme néanmoins l’ambition d’une meilleure intégration des risques liés au climat et à la nature dans la conduite des activités de la Banque de France et de l’ACPR.

Le rapport défend ainsi l’idée que la transition écologique constitue un levier essentiel de résilience économique, avec des implications directes pour la supervision, l’analyse des risques et l’orientation des politiques publiques et financières.

Dans notre précédent article sur la décision du tribunal parisien visant TotalEnergies, nous expliquions que l’entreprise devait élargir ses rapports climatiques pour inclure les émissions indirectes liées à l’usage de ses produits par ses clients. Nous relevions aussi que cette contrainte de conformité, combinée à une augmentation de capital, pesait sur le sentiment des investisseurs et renforçait la pression baissière à court terme sur le titre.

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