La BCE confirme l’euro numérique, l’inflation grimpe à 3,8 %

La BCE confirme l’euro numérique, l’inflation grimpe à 3,8 %
La BCE confirme ses projets d’euro numérique alors que l’inflation atteint 3,8 %

La présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde, a déclaré que les préparatifs pour un euro numérique conçu pour les paiements du quotidien se poursuivent, tout en soulignant la résilience de l’économie de la zone euro. Toutefois, le régulateur s’attend à ce que la hausse des prix de l’énergie maintienne l’inflation au-dessus de son objectif jusqu’à la mi-2027.

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Lagarde a fait ces déclarations le 17 octobre, lors des réunions annuelles du Fonds monétaire international (FMI). Selon elle, l’inflation en zone euro a atteint 3,8 % en septembre, principalement en raison de la hausse des coûts de l’énergie.

La BCE s’attend à un relâchement des pressions liées à l’énergie l’an prochain. Malgré un dépassement temporaire de l’objectif de 2 % par l’inflation, Lagarde estime qu’une approche mesurée de la politique monétaire reste appropriée.

L’euro numérique complétera les paiements en espèces

Lagarde a confirmé que la BCE poursuit les préparatifs de l’euro numérique, destiné aux transactions quotidiennes. Cette nouvelle forme de monnaie de banque centrale vise à compléter les espèces plutôt qu’à les remplacer.

« L’euro numérique stimulera davantage l’innovation et la concurrence dans les paiements de détail », a déclaré la présidente de la BCE.

Selon Lagarde, la coexistence de solutions de paiement publiques et privées renforcera l’autonomie stratégique de l’Europe. Cela est particulièrement important pour développer l’infrastructure de paiement propre à l’Union européenne.

Parallèlement, la BCE développe des technologies de règlement pour les actifs tokenisés. En septembre, le régulateur a lancé Pontes, un système permettant aux institutions financières de régler ces transactions en monnaie de banque centrale.

La plateforme propose initialement une gamme limitée de services. Son déploiement complet est attendu d’ici 2028, l’un de ses objectifs étant d’offrir une alternative aux instruments de règlement privés, y compris les stablecoins.

L’Union européenne durcit la réglementation des stablecoins

Le développement de l’euro numérique intervient dans un contexte de surveillance accrue du marché crypto de l’UE. Les régulateurs européens cherchent à garantir que les émetteurs d’actifs numériques et les prestataires de services respectent des exigences réglementaires communes.

Le règlement sur les marchés de crypto-actifs (MiCA) demeure le socle du cadre réglementaire, établissant des règles pour l’émission et la circulation des stablecoins dans toute l’Union européenne.

Le 8 octobre, l’Autorité européenne des marchés financiers (ESMA) a demandé aux entreprises crypto de cesser progressivement les services impliquant des stablecoins non conformes aux exigences de MiCA.

Les entreprises disposent de trois mois pour se mettre en conformité. Les régulateurs nationaux doivent veiller à ce que les mesures nécessaires soient mises en œuvre d’ici le 8 janvier 2027, ce qui pourrait restreindre l’accès des utilisateurs européens à certains actifs numériques.

Nous avons précédemment indiqué que l’Union européenne avait reconnu le stablecoin USDC comme d’importance systémique dans le cadre réglementaire MiCA. Cette décision reflète le rôle croissant des actifs numériques réglementés dans le système financier européen.

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