L’IFE prévoit une croissance française limitée jusqu’en 2027

L’IFE prévoit une croissance française limitée jusqu’en 2027
Croissance française ralentie

Affaiblie par une série de chocs sur l’énergie, les finances publiques, les taux d’intérêt et le climat politique, l’économie française reste sur une trajectoire de croissance très modérée. Les économistes anticipent une progression du PIB de 0,4 % en 2026 puis de 0,5 % en 2027, loin du potentiel estimé en l’absence de contraintes.

Points forts

  • L’IFE prévoit une croissance du PIB français limitée à 0,4 % en 2026 et 0,5 % en 2027, bien en dessous du potentiel théorique de 1,4 %.
  • La consommation pâtit d’un recul du pouvoir d’achat de 0,1 % tandis que le chômage grimpe à 8,8 % en 2027 contre 8,0 % fin 2025.
  • L’inflation s’établirait à 2,2 % en 2026 et 1,9 % en 2027, l’investissement des entreprises étant entravé par la hausse des taux et le coût du capital.

Prévisions de l’IFE pour 2026 et 2027

Selon Le Monde, citant l’Institut français d’économie, dans des prévisions publiées mercredi 14 octobre, l’activité en France reste freinée par l’effet cumulé de plusieurs chocs négatifs qui retranchent environ 1 point à la croissance potentielle. Dans un scénario sans contraintes, celle-ci pourrait atteindre 1,4 % cette année comme en 2027, mais ce cas de figure reste théorique.

Selon l’institut, la progression de l’économie ne dépasse donc pas 0,4 % en 2026 et 0,5 % en 2027. L’IFE, né en juillet de la fusion de l’Observatoire français des conjonctures économiques et du Centre d’études prospectives et d’informations internationales, estime que les prix de l’énergie, la consolidation budgétaire, le resserrement monétaire et les incertitudes politiques pèsent simultanément sur l’activité.

Consommation, emploi et investissement sous pression

La faible croissance repose essentiellement sur le commerce extérieur, alors que les moteurs internes de l’économie sont presque à l’arrêt. Mathieu Plane, directeur adjoint du département analyse et prévisions de l’IFE, souligne que la consommation reste pénalisée par un nouveau recul du pouvoir d’achat, évalué à 0,1 %.

L’inflation atteindrait 2,2 % en 2026 avant de ralentir légèrement à 1,9 % en 2027. Le chômage est attendu à 8,8 % en 2027, contre 8,0 % fin 2025, tandis que l’investissement des entreprises reste freiné par la hausse du coût du capital liée à l’envolée des taux d’intérêt.

Dans notre précédent article sur les prévisions de l’IFE pour 2026-2027, nous expliquions que la croissance française devrait rester très faible, à 0,4 % en 2026 puis 0,5 % en 2027, loin d’un potentiel théorique estimé à 1,4 %. Nous y détaillions les freins cumulés — prix de l’énergie, consolidation budgétaire, resserrement monétaire et incertitudes politiques — ainsi que leurs effets sur la demande intérieure, l’emploi et l’investissement.

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