Banques françaises, les frais de tenue de compte augmentent encore en 2026

Banques françaises, les frais de tenue de compte augmentent encore en 2026
Frais bancaires en hausse

La facturation de la tenue de compte, devenue un poste de coût de plus en plus visible pour les clients, continue de progresser dans les réseaux bancaires en France. Selon Forbes France, portant sur 99 établissements, le montant moyen grimpe de 5,9 % cette année, à 23,40 euros contre 22,10 euros auparavant.

Points forts

  • La Banque Postale augmente ses frais de tenue de compte de 90 % en six ans, passant de 13,20 euros en 2020 à 25,20 euros en 2026.
  • Crédit Mutuel de Bretagne et BNP Paribas affichent les frais annuels les plus élevés du marché, atteignant respectivement 35,88 euros et 31,20 euros par an.
  • Malgré la hausse des taux depuis 2022, les frais bancaires continuent d’augmenter, suscitant des critiques sur la stratégie de rentabilité au détriment des clients.

Une hausse généralisée, avec de forts écarts

Cette progression touche la plupart des banques, mais certaines hausses ressortent nettement dans les grilles tarifaires. À La Banque Postale, les frais ont bondi de 90 % en six ans, passant de 13,20 euros en 2020 à 25,20 euros dans la grille 2026. À l’inverse, plusieurs banques en ligne, dont BoursoBank, Fortuneo et Hello bank!, ne facturent pas de frais de tenue de compte sur le compte de dépôt. Quelques acteurs traditionnels, comme le Crédit Coopératif ou certaines caisses régionales, font aussi figure d’exception.

Des tarifs pouvant dépasser 30 euros par an

Plusieurs enseignes affichent des niveaux sensiblement plus élevés que la moyenne, ce qui renforce la dispersion des prix sur le marché. Le Crédit Mutuel de Bretagne et BNP Paribas figurent parmi les plus chers, avec des frais pouvant atteindre respectivement 35,88 euros et 31,20 euros par an. Les établissements concernés expliquent ces prélèvements par les coûts de gestion administrative et technique des comptes, les systèmes informatiques et l’entretien des réseaux physiques, agences et automates. Anna Meylacq, porte-parole de Panorabanques auprès de Capital, conteste toutefois la cohérence de ces justifications au regard de la digitalisation des usages, les clients réalisant désormais une grande partie des opérations depuis l’application bancaire.

Digitalisation, rentabilité et alternatives pour les clients

Ces frais, absents du paysage bancaire français il y a une quinzaine d’années, se sont installés progressivement au cours des années 2010. À l’époque, les banques mettaient en avant l’environnement de taux très bas, qui pesait sur leurs marges de crédit, pour expliquer leur apparition. Or, malgré la remontée des taux amorcée en 2022, les tarifs ont continué d’augmenter, alimentant les critiques des associations de consommateurs qui y voient une stratégie commerciale de maintien de la rentabilité. Pour limiter la facture, l’étude met en avant le recours aux banques en ligne et, dans les réseaux traditionnels, le choix d’offres groupées ou « packages » intégrant ces frais dans un forfait global potentiellement moins coûteux que des services facturés séparément.

Nous avons précédemment rapporté sur l’évolution du titre Société Générale et les signaux techniques contrastés observés à court et long terme. Notre publication soulignait notamment une pression vendeuse sous la MA-20, malgré une structure haussière au-dessus de la MA-200, ainsi que des niveaux clés de support et de résistance à surveiller.

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