Morell Alart & Associés mise sur une offre multi-spécialiste pour accompagner les PME face aux enjeux fiscaux et IA

Morell Alart & Associés mise sur une offre multi-spécialiste pour accompagner les PME face aux enjeux fiscaux et IA
PME, fiscalité & IA

Issue en 2017 du rapprochement de deux cabinets lyonnais, la structure Morell Alart & Associés revendique une stratégie de conseil juridique « pluridisciplinaire » destinée aux PME et à leurs dirigeants, sur fond d’accélération des usages de l’intelligence artificielle dans la profession. Dans une interview accordée à Forbes France, les avocats associés Serge Morell et Thomas Dodin détaillent l’implantation du cabinet, ses domaines d’intervention et sa façon d’intégrer les outils de legaltech tout en encadrant leurs usages.

Points forts

  • Morell Alart & Associés, issu de la fusion de deux cabinets, compte 40 professionnels et propose une offre multi-spécialiste axée sur fiscalité, droit des sociétés et IA, avec des implantations à Lyon, Paris, Annecy et Aubagne.
  • Le cabinet cible principalement les PME françaises et internationales du quart sud-est, en mettant l’accent sur une veille réglementaire proactive et une relation client de proximité pour anticiper les impacts législatifs et fiscaux.
  • Face à la révolution IA, Morell Alart & Associés intègre de manière maîtrisée des solutions legaltech et a instauré l’une des premières chartes déontologiques sur l’usage de l’IA générative.

Implantation, organisation et champs d’expertise

Le cabinet explique s’être construit à partir de la fusion entre Morell & Associés, historiquement orienté fiscalité, structuration de groupes et fusions-acquisitions, et Alart & Associés, positionné sur une pratique plus généraliste incluant droit des sociétés, social et contentieux des affaires. Il indique compter environ 40 professionnels et être implanté à Lyon et Paris, ainsi qu’au travers de deux filiales, à Annecy avec « AMC Avocats Savoies Léman » et, depuis environ un an, en région marseillaise à Aubagne avec « Morell Alart PACA ». L’organisation interne est structurée par spécialités, avec un associé responsable, des avocats collaborateurs, des juristes et des assistants, Lyon concentrant l’ensemble des compétences et les autres bureaux étant davantage orientés sociétés et fiscalité. L’offre couvre notamment le droit des sociétés, le droit fiscal en conseil et contentieux, le droit social, le droit des contrats, le contentieux des affaires, les entreprises en difficulté, ainsi que des sujets liés aux crypto-actifs, à la blockchain et à l’intelligence artificielle, incluant des enjeux de données personnelles, de propriété intellectuelle et de responsabilité algorithmique.

Positionnement client et méthode de suivi réglementaire

Morell Alart & Associés précise accompagner des entreprises de secteurs variés, de l’industrie au commerce, en passant par l’immobilier ou l’HCR, avec un ciblage particulier des PME françaises ou internationales. Le cabinet situe l’essentiel de sa clientèle dans le quart sud-est, tout en intervenant partout en France, en s’appuyant sur une proximité jugée à la fois personnelle et géographique. Pour suivre les évolutions législatives et réglementaires, les associés mettent en avant une veille continue et un effort de formation permanent afin d’adapter les pratiques aux nouveaux textes et d’anticiper les orientations politiques et fiscales. Ils indiquent aussi que la relation de proximité avec les clients sert à détecter les besoins et à communiquer les changements susceptibles d’impacter les entreprises et leurs dirigeants.

IA, legaltech et encadrement des usages

Les associés décrivent la « révolution de l’IA » comme un enjeu majeur pour le secteur, avec la nécessité de maintenir une valeur ajoutée fondée sur la personnalisation et la proximité du conseil. Ils affirment vouloir intégrer ces technologies, notamment l’IA, de manière maîtrisée et « raisonnée », en les considérant comme des outils au service de l’efficacité plutôt que comme un substitut à l’expertise. Le cabinet dit rester en veille pour identifier et sélectionner les solutions les plus pertinentes, dans un contexte de multiplication des offres de legaltech. Il indique enfin avoir été parmi les premiers cabinets à se doter d’une charte déontologique encadrant l’usage des outils d’intelligence artificielle générative par ses équipes.

Nous avions précédemment rapporté sur la dynamique boursière de Capgemini et sur ses partenariats visant à accélérer l’adoption de l’IA en entreprise, notamment via un accord stratégique pluriannuel avec OpenAI et un projet d’automatisation pour TELUS. Cette analyse soulignait aussi des signaux techniques mitigés et une pression vendeuse persistante, malgré des perspectives de long terme jugées plus favorables grâce à ces initiatives.

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