La consommation de carburants en France recule en avril sous l'effet de la hausse des prix

La consommation de carburants en France recule en avril sous l'effet de la hausse des prix
Carburants en baisse en avril

En France, la hausse des prix à la pompe liée à la crise énergétique provoquée par la guerre au Moyen-Orient pèse sur la demande de carburants routiers en avril. Le repli intervient après un mois de mars soutenu par des achats de précaution au début du conflit.

Points forts

  • En avril, la consommation française de carburants routiers chute de 11 % sur un an, après une hausse de 2 % en mars.
  • Entre le 11 et le 20 mars 2026, la consommation de carburants avait bondi de 24 %, avant d'entamer un repli devant la hausse des prix.
  • Aujourd'hui, le SP95-E10 atteint 2,038 euros/litre, le SP98 à 2,123 euros/litre et le gazole à 2,227 euros/litre, des records depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.

Recul de la demande et niveaux de prix

Comme l'a indiqué Bercy dans Le Monde, la consommation française de carburants routiers en avril baisse de 11 % sur un an, signe d'une adaptation des comportements face à l'envolée des prix. Le ministère de l'économie précise que les automobilistes commencent à réduire leurs déplacements, après un mois de mars qui affichait encore une hausse de 2 %.

Les données des douanes françaises, communiquées mercredi par Bercy, montrent aussi qu'entre le 11 et le 20 mars 2026, la consommation avait bondi de 24 % sur un an en raison d'achats de précaution dans les premières semaines du conflit. Ce mouvement s'inverse désormais à mesure que les prix élevés s'installent.

Pression durable sur les ménages et le marché

Le prix de l'essence en France atteint mercredi son plus haut niveau depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. Selon un calcul de l'AFP fondé sur les tarifs déclarés par plus de 7 000 stations à un site gouvernemental, le litre de SP95-E10 s'élève en moyenne à 2,038 euros et celui de SP98 à 2,123 euros.

Le gazole reste lui aussi à un niveau élevé, à 2,227 euros le litre. Cette pression sur les coûts du transport alimente un ajustement de la consommation qui peut peser sur la mobilité des ménages et sur l'activité liée aux déplacements routiers.

Dans notre précédent article sur les tensions dans le détroit d’Ormuz, nous expliquions que les incidents en mer et le bras de fer entre les États-Unis et l’Iran maintenaient le Brent à des niveaux élevés. Nous soulignions que cette hausse du brut ravivait les craintes d’inflation et de ralentissement de la croissance, avec une volatilité susceptible de durer en cas de nouvelle escalade.

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