Des agriculteurs du sud de la France lancent leur propre supermarché face aux tensions sur les coûts alimentaires
En France, les négociations annuelles sur les prix de gros des produits alimentaires se terminent cette année alors que la guerre en Iran accroît déjà les tensions sur la chaîne d'approvisionnement. Dans ce contexte de hausse du carburant et des engrais liée au blocage du détroit d'Ormuz, des agriculteurs du sud du pays ouvrent leur propre supermarché pour vendre plus frais avec une marge plus faible.
Points forts
- La guerre en Iran et le blocage du détroit d'Ormuz entraînent une envolée des prix du carburant et des engrais, compliquant les négociations annuelles sur les prix agroalimentaires en France.
- Le gouvernement français sollicite un dialogue entre agriculture et grande distribution pour déterminer la répartition des surcoûts et leur répercussion sur les consommateurs.
- Des agriculteurs du sud de la France ouvrent leur propre supermarché pour assurer une distribution directe, réduire les marges et améliorer leur rémunération amid rising input costs.
Hausse des coûts et nouvelle pression sur les négociations
Comme le rapporte FRANCE 24, les prix de gros des produits d'épicerie en France se négocient habituellement au début de l'année entre le secteur agricole et la grande distribution. Cette année, ces discussions se bouclent au moment où la guerre en Iran commence à peser sur l'environnement économique du secteur.Avec l'envolée des coûts du carburant et des engrais provoquée par le blocage du détroit d'Ormuz, le gouvernement appelle désormais les deux secteurs à dialoguer sur la manière d'absorber ces surcoûts et sur la part qui doit être répercutée sur les consommateurs.
Un modèle de distribution directe dans le sud
Parallèlement, dans le sud de la France, des agriculteurs lancent leur propre supermarché afin d'acheminer les produits les plus frais possible vers les consommateurs. L'initiative vise aussi à réduire la marge appliquée entre la production et la vente au détail.Ce modèle met en avant une rémunération potentiellement plus favorable aux producteurs dans un contexte où la hausse des intrants ravive la question du partage de la valeur au sein de la filière alimentaire française.
Dans notre précédent article sur le WTI et le Brent proches de sommets de plusieurs mois, nous expliquions que les tensions autour de l’Iran et le risque de restrictions dans le détroit d’Ormuz maintenaient une forte prime géopolitique sur les prix du pétrole. Nous soulignions aussi que, malgré les tentatives de stabilisation via l’OPEP+ et l’augmentation des exportations américaines, le marché restait très volatil et sensible à tout signal diplomatique ou militaire.
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