La hausse des carburants pèse sur la consommation et les déplacements en France
La remontée des prix de l’énergie liée au conflit au Moyen-Orient pousse les ménages français à réduire rapidement leurs trajets et leurs dépenses de loisirs. Déjà marqués par la crise inflationniste de 2022, les consommateurs arbitrent davantage entre mobilité, sorties et achats non essentiels.
Points forts
- Les achats de carburant en France ont chuté de 30 % sur les dix premiers jours de mai, selon le premier ministre Sébastien Lecornu.
- Entre le 27 février et le 8 mai, le prix du SP-95 a augmenté de 20 %, atteignant 2,029 euros le litre ; le gazole grimpe de 26 % à 2,157 euros.
- La flambée des prix incite les ménages à réduire les déplacements, limiter les dépenses annexes et adapter leurs choix de vacances pour préserver leur budget.
Recul des déplacements face au choc des prix
Comme l’a rapporté Le Monde, la flambée des prix du carburant modifie dès ce printemps les habitudes de consommation de nombreux ménages en France. Dans le Gard, un couple de retraités renonce par exemple à un trajet en van jusqu’en Bretagne et choisit finalement le Pays basque, avec un itinéraire évitant les autoroutes payantes et un budget de vacances fortement réduit.Cette adaptation passe aussi par une baisse des dépenses annexes, notamment les restaurants, les visites et les souvenirs. Selon le témoignage cité, même les sorties dominicales vers le littoral, habituellement fréquentes par beau temps, se raréfient dans certaines zones du sud du pays.
Pression accrue sur le pouvoir d’achat
Le repli de la mobilité se reflète aussi dans les volumes achetés à la pompe. Les achats de carburant ont plongé de 30 % au cours des dix premiers jours de mai, a annoncé le premier ministre, Sébastien Lecornu, sur le réseau social X.Entre le 27 février, veille du déclenchement de l’attaque israélo-américaine sur l’Iran, et le 8 mai, le prix du SP-95 bondit de 20 %, à 2,029 euros le litre, tandis que celui du gazole grimpe de 26 %, à 2,157 euros, selon les chiffres de l’Union française des industries pétrolières. Cette hausse alimente de nouveaux arbitrages de consommation dans un contexte où le pouvoir d’achat reste contraint.
Dans un précédent article sur la flambée des prix de l’énergie en France, nous expliquions que la hausse rapide des carburants poussait déjà les ménages à réduire leurs déplacements et à rogner sur les dépenses de loisirs. Nous rappelions notamment la chute de 30 % des achats de carburant début mai et la progression marquée du SP-95 et du gazole, signes d’arbitrages budgétaires de plus en plus contraints.
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