Les Ecologistes présentent un programme présidentiel axé sur la refonte institutionnelle et la fiscalité verte
À moins d'un an des premiers arbitrages stratégiques en vue de la présidentielle de 2027, Les Ecologistes mettent en avant un projet de transformation institutionnelle et économique centré sur une « Première République écologique et citoyenne ». Le programme, construit sur dix mois de consultations et 50 000 propositions, fixe aussi une ligne autonome pour le parti après l'échec de la perspective d'une primaire unitaire de la gauche hors LFI.
Points forts
- Le programme présidentiel des Ecologistes, présenté le 13 juillet, vise une refonte institutionnelle complète vers une « Première République écologique et citoyenne » pour 2027.
- Les Ecologistes proposent une fiscalité verte incluant un ISF climatique, une TVA verte, une refonte de la fiscalité des transports, et une hausse du prix des billets d'avion au profit du ferroviaire.
- Marine Tondelier prépare une candidature autonome soutenue début juillet, alors que le parti défend l'État de droit et prône un fédéralisme européen incluant un Haut Conseil militaire intégré au Conseil européen.
Programme institutionnel et cap économique
Comme le rapporte Le Monde, Les Ecologistes dévoilent lundi 13 juillet un programme articulé autour d'une réforme profonde des institutions, avec l'ambition de créer une « Première République écologique et citoyenne ». Le parti réuni autour de sa dirigeante et candidate à la présidentielle de 2027, Marine Tondelier, présente ce projet comme un moyen de refonder les institutions et d'installer les conditions d'une « prospérité écologique ».Le mouvement veut mettre fin au « présidentialisme », « sacraliser l'indépendance de la justice » et intégrer dans la Constitution des éléments jugés indispensables à la vie commune. Cette orientation institutionnelle présente plusieurs points communs avec le projet de VIe République défendu par La France insoumise.
L'autre axe central du programme consiste à sortir du capitalisme afin de promouvoir une prospérité écologique conciliant les intérêts de la nature et ceux des personnes qui travaillent ou vivent avec elle. Le parti distingue les ménages les plus aisés, dont les comportements doivent changer, de la classe moyenne et des classes populaires, dont il entend préserver la qualité de vie par une transformation des infrastructures physiques et fiscales.
Dans ce cadre, Les Ecologistes proposent une « fiscalité verte et juste », avec notamment un ISF climatique, une TVA verte et une refonte de la fiscalité des transports. Le programme prévoit d'augmenter le prix des billets d'avion et de réduire le coût du ferroviaire.
Enjeux politiques et portée européenne
Cette nouvelle République s'inscrit, selon le parti, dans une volonté de défense de l'Etat de droit, qu'il estime attaqué et remis en cause par des médias d'extrême droite. Les Ecologistes affirment au contraire vouloir le défendre comme fondement de la capacité à faire communauté.Le lancement du programme intervient aussi dans un contexte de clarification stratégique à gauche. Après le vote des militants du Parti socialiste sur le mode de désignation de leur candidat, qui écarte l'idée d'une primaire unitaire de la gauche hors LFI, Marine Tondelier propose vendredi de convoquer le conseil fédéral de son mouvement pour discuter de la stratégie à adopter.
La dirigeante a déjà obtenu, début juillet, le soutien de principe des militants à une candidature autonome à la présidentielle. En parallèle, le parti maintient sa tradition fédéraliste européenne et souhaite notamment la création d'un Haut Conseil militaire intégré, rattaché au Conseil européen.
Les Ecologistes indiquent enfin que le programme présenté lundi résulte de dix mois de travail, nourri par 50 000 propositions individuelles ainsi que par des consultations menées auprès de think tanks, syndicats, chercheurs, associations et hauts fonctionnaires.
Notre précédent article sur le programme des Écologistes pour 2027 revenait sur leur projet de « Première République écologique et citoyenne », mêlant refonte des institutions, défense de l’État de droit et orientation vers une VIe République. Nous y présentions aussi le volet économique, avec une fiscalité verte (ISF climatique, TVA verte, réforme des transports) et une ligne européenne fédéraliste, sur fond de débat interne autour d’une candidature autonome.
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