Les ministres du Travail du Canada font avancer l'agenda de la formation et de la mobilité après la réunion de Halifax
Les ministres canadiens du Travail affinent un agenda politique commun alors que les pénuries de main-d'œuvre, les évolutions technologiques et les pressions liées au commerce redéfinissent les besoins du marché du travail à travers le pays. La réunion de Halifax comprend un engagement fédéral de 2 milliards de dollars supplémentaires sur cinq ans à partir de 2026-2027 pour de nouveaux accords bilatéraux visant à élargir l'accès à la préapprentissage et à la formation technique.
Points forts
- La ministre fédérale Patty Hajdu s'engage à verser 2 milliards de dollars supplémentaires sur cinq ans à partir de 2026-2027 pour de nouveaux accords bilatéraux de formation avec les provinces et territoires.
- Le Forum des ministres du marché du travail fait avancer une initiative fédérale de 6 milliards de dollars pour recruter, embaucher et former jusqu'à 100 000 nouveaux professionnels des métiers spécialisés Sceau rouge d'ici 2030-2031.
- Les ministres prévoient des mesures pour la mobilité de la main-d'œuvre, dont une plateforme numérique et un groupe de travail, avec un rapport final attendu d'ici l'automne 2026.
Cet article a été traduit de l'original. Lisez la version originale de notre correspondant ici.
Les discussions à Halifax fixent les priorités en matière de formation et de mobilité
Comme le rapporte Canada.ca, citant Emploi et Développement social Canada, le Forum des ministres du marché du travail à Halifax se concentre sur cinq priorités communes : les métiers spécialisés, les Accords de transfert du marché du travail, la mobilité de la main-d'œuvre et la reconnaissance des titres de compétences étrangers, l'intégration des jeunes sur le marché du travail et le soutien aux travailleurs dans une économie axée sur l'IA.La ministre fédérale de l’Emploi et des Familles, Patty Hajdu, ouvre la réunion en annonçant un financement supplémentaire de 2 milliards de dollars sur cinq ans à partir de 2026-2027 pour de nouveaux accords bilatéraux avec les provinces et territoires. Elle présente également une initiative fédérale plus large de 6 milliards de dollars visant à recruter, embaucher et former jusqu'à 100 000 nouveaux professionnels des métiers spécialisés Sceau rouge d'ici 2030-2031.
Les ministres assistent à des présentations sur l'incertitude économique mondiale et les pressions commerciales qui touchent les travailleurs, les employeurs et les marchés du travail pancanadiens. Ils rencontrent également l'Organisation de coopération et de développement économiques et des dirigeants de l'industrie de la construction de la Nouvelle-Écosse pour discuter des perspectives actuelles et futures du marché du travail.
Pressions de financement et adaptation de la main-d'œuvre au cœur des discussions
Les ministres réaffirment la nécessité d'aider les travailleurs et les employeurs à s'adapter aux nouvelles technologies, de renforcer le développement des compétences, de combler les écarts de main-d'œuvre et de soutenir la croissance économique à long terme grâce à une participation accrue au marché du travail. Ils soulignent que les systèmes d'apprentissage, de formation et de certification demeurent essentiels pour faire correspondre les travailleurs aux emplois liés aux grands projets d'infrastructure et à la demande des employeurs.Les ministres provinciaux et territoriaux insistent pour que les Accords de transfert du marché du travail suivent le rythme de la croissance démographique et de l'inflation, tout en soutenant les grands projets. Ils conviennent de poursuivre des améliorations, notamment en identifiant les meilleures pratiques, en réduisant le fardeau administratif et en préservant de solides résultats pour les Canadiens, tandis que certaines provinces et territoires expriment également des préoccupations concernant les réductions fédérales prévues du financement des Accords sur le développement de la main-d'œuvre.
En matière de mobilité de la main-d'œuvre, les ministres estiment que des progrès ont été réalisés dans le cadre du Plan d'action sur la mobilité de la main-d'œuvre, mais appellent à une action plus rapide. Les juridictions intéressées chargeront les sous-ministres de lancer un groupe de travail pour élaborer des mesures renforcées, notamment une plateforme numérique pour aider les Canadiens à commencer à travailler plus rapidement, avec un rapport attendu d'ici l'automne 2026.
Les ministres conviennent également de collaborer avec le Forum des ministres responsables de l'immigration par l'entremise du Groupe de travail conjoint afin de lever les obstacles auxquels sont confrontés les professionnels formés à l'étranger, de la pré-arrivée à l'intégration au marché du travail. Ils ajoutent que les jeunes travailleurs ont besoin de parcours renforcés vers l'emploi grâce aux services d'emploi, à la formation, à l'apprentissage intégré au travail et aux partenariats avec les employeurs, tandis que la collaboration sur l'IA permettra d'approfondir l'analyse des effets sur l'emploi, la productivité et les politiques de main-d'œuvre.
Notre article précédent sur le Fonds pour des communautés fortes présentait le plan d'Ottawa visant à accroître les investissements dans les infrastructures afin de maintenir les services municipaux essentiels en phase avec la croissance rapide du logement. En prenant Surrey comme exemple, il détaillait le financement fédéral et local pour les améliorations de l'eau, des eaux usées et des eaux pluviales, ainsi que les échéanciers et les critères d'admissibilité pour les projets prêts à démarrer dans le cadre du volet Livraison directe du programme.
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