Les Républicains affichent une stratégie divisée pour les sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône

Les Républicains affichent une stratégie divisée pour les sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône
Droite fragilisée aux sénatoriales

A l’approche du scrutin sénatorial du 27 septembre dans les Bouches-du-Rhône, la droite locale entre en campagne dans un climat de forte fragmentation. La décision de la sénatrice sortante Valérie Boyer de partir seule affaiblit la liste d’union soutenue plus tôt par son parti et complique les ambitions de Renaud Muselier.

Points forts

  • Le 2 juillet, la Commission nationale d’investiture des Républicains a officiellement soutenu une liste d’union droite-centre menée par Brigitte Devésa dans les Bouches-du-Rhône.
  • Valérie Boyer, initialement troisième sur la liste d’union, se présente finalement en indépendante, fragilisant l’accord et révélant des divisions internes au parti.
  • Stéphane Le Rudulier, sénateur sortant LR exclu des investitures pour raisons extra-politiques, annonce également une candidature dissidente, amplifiant le risque d’éclatement pour la droite locale.

Soutien officiel contesté par des candidatures dissidentes

Comme l’a rapporté Le Monde, la Commission nationale d’investiture des Républicains avait annoncé le 2 juillet son plein soutien à une liste d’union de la droite et du centre dans les Bouches-du-Rhône.

Cette liste est conduite par la sénatrice UDI Brigitte Devésa, avec Renaud Muselier, issu de Renaissance, ainsi que les élus LR Valérie Boyer, sénatrice sortante, et Michel Pécout, maire de Graveson. La CNI, présidée par Roger Karoutchi, présentait alors cet attelage comme le mieux placé pour porter la voix des élus locaux au Sénat, en mettant en avant une représentation de proximité et d’expérience.

Mais quinze jours plus tard, cet accord vole en éclats. Valérie Boyer choisit finalement de se lancer seule dans la campagne, alors qu’elle avait été désignée en troisième position sur la liste d’union.

Risque politique pour la droite dans le département

La rupture interne ouvre une phase d’incertitude pour Les Républicains dans un département où l’autorité de l’appareil national du parti apparaît fragilisée. La question du poids réel de la commission d’investiture se pose désormais au vu des contestations locales et de la multiplication des initiatives individuelles.

Cette désunion menace aussi les ambitions de Renaud Muselier, président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, qui défendait cette coalition comme une offre de rassemblement. En parallèle, l’autre sénateur sortant LR, Stéphane Le Rudulier, écarté des investitures pour des raisons qualifiées d’extra-politiques, annonce lui aussi son intention de se présenter en homme libre.

Nous revenions sur la mise à l’écart durable des ministres LR suspendus après leur participation au gouvernement de Sébastien Lecornu, une décision actée à l’automne 2025 et qui continue de peser sur la vie interne du parti. Notre article expliquait que cette marginalisation, visible dans les communications et les événements LR, alimente les tensions sur la ligne d’alliance et la stratégie de rassemblement en vue de la présidentielle de 2027.

Ce matériel peut contenir des opinions de tiers, aucune des données et informations sur cette page web ne constitue un conseil en investissement selon notre Avertissement. Bien que nous respections une stricte Intégrité Éditoriale, ce post peut contenir des références à des produits de nos partenaires.