France vise un rééquilibrage commercial et davantage d’investissements chinois
La visite en France du président chinois Xi Jinping s’inscrit dans la volonté française d’obtenir des avancées économiques concrètes dans la relation bilatérale. Paris cherche à la fois à réduire son déficit commercial avec la Chine et à attirer davantage d’investissements croisés entre les deux pays.
Points forts
- En 2013, le déficit commercial de la France avec la Chine représentait 40 % de son déficit total, poussant à viser un rééquilibrage des échanges.
- Les exportations françaises vers la Chine progressent dans la santé et les cosmétiques (+13,4 %) et dans l’économie numérique (+22 %).
- L’investissement de Dongfeng à hauteur de 14 % dans PSA pour 800 millions d’euros témoigne d’un intérêt croissant des industriels chinois pour la France.
Objectifs économiques de la visite
Comme le rapporte Bpifrance, les autorités françaises attendent de cette visite des résultats tangibles sur le terrain commercial, avec un accent particulier sur le rééquilibrage des échanges avec la Chine. En 2013, le déficit avec la Chine représente 40 % du déficit commercial total de la France.Pour améliorer cette situation, la France mise sur plusieurs secteurs dans lesquels elle dispose d’un savoir-faire reconnu et où les exportations vers la Chine progressent. Le secteur de la santé et des cosmétiques affiche une hausse de 13,4 %, tandis que certaines activités liées à l’économie numérique enregistrent une progression de 22 %.
Investissements croisés et signal pour l’industrie
Les autorités françaises défendent aussi la nécessité d’un renforcement des investissements entre les deux pays. Si 9 000 entreprises françaises sont implantées en Chine, seules 250 sociétés chinoises sont installées en France.L’entrée du constructeur automobile chinois Dongfeng à hauteur de 14 % dans le capital du groupe PSA, pour 800 millions d’euros, apparaît dans ce contexte comme un signal encourageant. Cette opération soutient l’idée d’une relation économique plus équilibrée, avec un intérêt accru des groupes chinois pour des actifs industriels français.
Notre précédent article sur l’assurance prospection de Bpifrance expliquait comment ce dispositif aide les PME à engager leurs premières démarches commerciales à l’international en partageant le risque. Nous y détaillions les conditions d’accès (notamment un chiffre d’affaires inférieur à 50 M€) ainsi que les dépenses éligibles, avec une prise en charge pouvant aller jusqu’à 30 000 €, remboursable uniquement en cas de succès commercial.
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