Les Républicains se divisent dans les Bouches-du-Rhône avant les sénatoriales de 2026

Les Républicains se divisent dans les Bouches-du-Rhône avant les sénatoriales de 2026
Division avant sénatoriales 2026

À l'approche du scrutin sénatorial du 27 septembre, la droite des Bouches-du-Rhône entre en campagne sur fond de fortes tensions internes. La décision de Valérie Boyer de partir seule fragilise la stratégie d'union autour de Renaud Muselier et complique les ambitions de la droite et du centre dans le département.

Points forts

  • Le 2 juillet, la CNI des Républicains a officialisé son soutien à une liste d'union menée par Brigitte Devésa, incluant Renaud Muselier et Valérie Boyer.
  • Valérie Boyer a annoncé quinze jours plus tard qu'elle mènerait une campagne indépendante, malgré son intégration sur la liste unitaire LR-UDI.
  • La candidature en solo de Boyer et celle annoncée de Stéphane Le Rudulier fragilisent l'unité de la droite départementale avant les sénatoriales de 2026 dans les Bouches-du-Rhône.

Une liste d'union rapidement remise en cause

Comme le rapporte Le Monde, la commission nationale d'investiture des Républicains avait annoncé le 2 juillet son plein soutien, dans les Bouches-du-Rhône, à une liste d'union de la droite et du centre menée par la sénatrice UDI Brigitte Devésa, avec Renaud Muselier, Valérie Boyer et Michel Pécout.

Présidée par Roger Karoutchi, la CNI présentait alors cette équipe comme la mieux placée pour défendre la voix des élus locaux au Sénat, en misant sur une représentation de proximité et d'expérience. Valérie Boyer, sénatrice LR sortante, y avait été placée en troisième position malgré son ancrage local et son statut d'élue sortante.

Quinze jours plus tard, cet affichage d'unité vole en éclats. Valérie Boyer décide de se lancer seule dans la campagne, alors même que son parti l'avait intégrée à la liste commune.

Risque politique pour la droite départementale

Cette désunion menace directement les ambitions de Renaud Muselier, président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, qui défendait lui aussi l'idée d'un rassemblement de la droite et du centre dans le département.

Le climat se tend encore avec la position de Stéphane Le Rudulier, autre sénateur sortant LR, écarté des investitures du parti pour des raisons présentées comme extra-politiques et qui annonce son intention de se présenter en homme libre. La multiplication des candidatures concurrentes affaiblit la lisibilité de l'offre politique de LR dans les Bouches-du-Rhône et ouvre une campagne sénatoriale sous le signe de la dispersion.

Dans notre précédent article sur les sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône, nous expliquions comment la liste d’union droite-centre soutenue début juillet par la commission nationale d’investiture des Républicains s’était rapidement fragilisée. Le choix de Valérie Boyer de se présenter en indépendante, suivi par l’annonce d’une candidature dissidente de Stéphane Le Rudulier, y était présenté comme un facteur majeur de dispersion et de risque politique pour la droite locale.

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