Le Bureau de la concurrence avertit que la coordination entre Air Canada et United risque d’entraîner une hausse des tarifs sur les liaisons Canada–États-Unis

Le Bureau de la concurrence avertit que la coordination entre Air Canada et United risque d’entraîner une hausse des tarifs sur les liaisons Canada–États-Unis
Risque de hausse des tarifs lié à l’alliance aérienne

Les autorités canadiennes de réglementation des transports examinent une proposition visant à élargir la coordination entre Air Canada et United Airlines sur les liaisons transfrontalières où des restrictions sont en place depuis plus de dix ans. Selon le Bureau de la concurrence, ces changements affaibliraient probablement la concurrence sur 10 liaisons Canada–États-Unis et pourraient causer aux passagers des préjudices de plusieurs millions de dollars par an en raison de prix plus élevés.

Points forts

  • Le Bureau de la concurrence du Canada estime que l’arrangement proposé entre Air Canada et United nuirait probablement à la concurrence sur 10 liaisons Canada–États-Unis, une conclusion qui alimentera l’examen de l’intérêt public du ministre.
  • Air Canada et United assurent la totalité du trafic passagers sans escale sur cinq liaisons et détiennent ensemble des parts de marché importantes sur les autres liaisons concernées.
  • Selon l’analyse du Bureau, la proposition entraînerait probablement une hausse des prix et causerait chaque année aux consommateurs des préjudices de plusieurs millions de dollars, tandis que les obstacles élevés à l’entrée limiteraient la concurrence.

Cet article a été traduit de l'original. Lisez la version originale de notre correspondant ici.

Préoccupations liées à la concurrence sur les liaisons transfrontalières réglementées

Comme le rapporte Canada.ca, citant le Bureau de la concurrence du Canada, un rapport remis au ministre des Transports conclut que l’arrangement proposé nuirait probablement à la concurrence sur 10 liaisons entre le Canada et les États-Unis. Ces conclusions alimentent l’examen de l’intérêt public mené par le ministre en vertu de la Loi sur les transports au Canada, qui déterminera si l’arrangement sera autorisé.

La proposition permettrait à Air Canada et à United d’élargir leur coordination, notamment en matière de prix, sur les liaisons où cette coopération est actuellement limitée par une entente de consentement conclue en 2012. Ces limites ont été imposées après que le Bureau a conclu qu’une coordination similaire nuirait considérablement à la concurrence, et les restrictions sont toujours en vigueur aujourd’hui.

Selon le Bureau, l’arrangement éliminerait une source importante de concurrence entre les deux transporteurs sur les liaisons concernées. Air Canada et United assurent la totalité du trafic passagers sans escale sur cinq des 10 liaisons et détiennent ensemble des parts de marché importantes sur les autres.

Incidence potentielle sur les tarifs et concentration du marché

L’analyse du Bureau conclut que la proposition entraînerait probablement une hausse des prix sur la plupart des liaisons concernées, causant chaque année aux consommateurs des préjudices de plusieurs millions de dollars. Elle indique également que les obstacles à l’entrée et à l’expansion sont élevés, ce qui rend peu probable que d’autres compagnies aériennes puissent exercer une contrainte concurrentielle efficace sur les deux transporteurs.

Selon l’évaluation du Bureau, la coordination proposée créerait ou renforcerait des situations de monopole ou de quasi-monopole sur plusieurs liaisons. La commissaire intérimaire de la concurrence, Jeanne Pratt, affirme que la concurrence entre les compagnies aériennes contribue à maintenir des tarifs plus bas et offre aux voyageurs davantage de choix et un meilleur service, et que permettre une coordination sur ces liaisons réduirait probablement la concurrence sur des marchés clés entre le Canada et les États-Unis.

Notre article précédent sur l’examen par la Malaisie de l’application des règles relatives à l’entrée des produits étrangers expliquait comment le gouvernement renforce la coordination entre les ministères afin de protéger l’équité de la concurrence à mesure que le commerce numérique se développe. Il présentait les travaux sur un projet de loi sur le commerce électronique, le renforcement des mécanismes d’application et des programmes comme « Jom Beli Produk Malaysia », ainsi que le financement prévu au Budget 2027 pour aider les PME locales à rivaliser avec les plateformes étrangères qui étendent leur présence.

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