Le pétrole progresse alors que les frappes américaines ajoutent de l’incertitude aux discussions avec l’Iran

Le pétrole progresse alors que les frappes américaines ajoutent de l’incertitude aux discussions avec l’Iran
Le Brent grimpe sur fond de risque iranien

​Le marché pétrolier est reparti à la hausse après de nouvelles frappes américaines sur des cibles en Iran. L’espoir d’un accord rapide pour rouvrir le détroit d’Hormuz subsiste, mais l’escalade militaire a montré qu’un accord reste vulnérable à toute perturbation.

Points forts

  • Le Brent a gagné plus de 2 % après les frappes américaines contre l’Iran.
  • Le Brent s’est échangé autour de 98,12–98,40 $ le baril.
  • Le WTI est resté proche de 92,01 $ et sous le niveau de clôture de vendredi.
  • Rubio a déclaré que les discussions pourraient durer plusieurs jours.

Cet article a été traduit de l'original. Lisez la version originale de notre correspondant ici.

Le Brent récupère une partie de sa baisse

Selon Bloomberg, les contrats à terme sur le Brent ont progressé de plus de 2 % lors des échanges asiatiques mardi après que l’armée américaine a frappé des cibles dans le sud de l’Iran. Le Brent gagnait 2,07 $, soit 2,17 %, à 98,23 $ le baril, après avoir chuté d’environ 7 % lors de la séance précédente.

Le WTI s’échangeait autour de 91,71 $, restant sous le niveau de clôture de vendredi ; les marchés américains étaient fermés lundi pour Memorial Day. L’écart avec le WTI s’est creusé après les frappes américaines et les attaques israéliennes contre le Hezbollah.

Les marchés asiatiques ont évolué de façon contrastée mardi après les frappes américaines, que Washington a qualifiées de défensives, alors que les investisseurs évaluaient à la fois le risque d’escalade et la possibilité de progrès diplomatiques.

Les discussions se poursuivent, mais un accord rapide n’est pas garanti

Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a déclaré que les discussions avec l’Iran pourraient « prendre plusieurs jours », tempérant les attentes d’une fin immédiate du conflit. Plus tôt, le président Donald Trump avait évoqué des progrès dans les négociations et un possible accord qui mettrait fin à la guerre et rouvrirait le détroit d’Hormuz.

Le protocole d’accord proposé pourrait accorder 60 jours aux négociateurs pour parvenir à un accord final. Nikkei a rapporté que dans le cadre d’un éventuel accord, l’Iran pourrait déminer le détroit en 30 jours, après quoi les navires de tous les pays pourraient emprunter la voie en toute sécurité, tandis que Téhéran cesserait de facturer des frais de transit.

Le détroit d’Hormuz reste le principal point de risque : environ un cinquième du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondial y transitent. Le Brent était tombé sous les 100 $ dans l’espoir d’un accord, mais des questions importantes, notamment les règles de passage dans le détroit, restaient non résolues.

Le marché pétrolier reste otage d’Hormuz

Les mouvements de prix montrent que le marché n’est pas encore prêt à éliminer totalement la prime géopolitique. 

La chute de 7 % du Brent la veille reflétait l’espoir d’une percée diplomatique, mais la hausse de plus de 2 % qui a suivi a montré à quelle vitesse l’actualité militaire peut ramener le risque dans les prix.

Tant qu’aucun accord n’est signé, le pétrole réagira non seulement aux négociations, mais aussi à chaque nouvelle frappe, déclaration ou signal concernant la navigation dans le golfe Persique.

Par ailleurs, nous avons écrit que l’Iran affirme qu’un accord États-Unis-Iran sur Hormuz n’est pas imminent.

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