L’Iran affirme qu’aucun accord imminent n’a été trouvé avec les États-Unis sur Hormuz

L’Iran affirme qu’aucun accord imminent n’a été trouvé avec les États-Unis sur Hormuz
L’Iran tempère les espoirs d’un accord sur Hormuz

​L’Iran a indiqué qu’un accord avec les États-Unis sur la réouverture du détroit d’Hormuz n’était pas encore imminent, malgré des avancées dans les négociations. Cette déclaration est intervenue alors que les marchés avaient déjà commencé à anticiper un scénario de désescalade : les prix du pétrole ont fortement chuté, tandis que les actions mondiales ont progressé.

Points forts

  • L’Iran a déclaré qu’un accord avec les États-Unis sur Hormuz n’était pas encore imminent.
  • Un consensus a été trouvé sur de nombreux points, mais les termes finaux n’ont pas été arrêtés.
  • Les marchés avaient auparavant réagi par une hausse des actions et une baisse du pétrole dans l’espoir d’une désescalade.

Cet article a été traduit de l'original. Lisez la version originale de notre correspondant ici.

Téhéran évoque des progrès, mais pas d’accord final

Selon la BBC, un porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a déclaré qu’un consensus avait été trouvé sur de nombreux points, mais qu’un accord final avec Washington restait lointain. Téhéran estime qu’une grande partie des désaccords a été résolue, mais prévient qu’un accord de paix avec les États-Unis n’est pas imminent.

Plus tôt, des hauts responsables américains avaient affirmé que les parties étaient proches d’un accord qui pourrait inclure une prolongation du cessez-le-feu de 60 jours, la réouverture du détroit d’Hormuz et de nouvelles discussions sur le programme nucléaire iranien. Le président Donald Trump a également tenté de tempérer les attentes, affirmant qu’il ne comptait pas « se précipiter » pour conclure un accord.

Le détroit d’Hormuz reste la question centrale des discussions. Une part importante de l’approvisionnement mondial en pétrole et en gaz naturel liquéfié transite par cette voie, si bien que tout progrès, même partiel, a un impact immédiat sur les prix de l’énergie et le moral des investisseurs.

Les marchés avaient déjà intégré l’espoir d’un accord

Avant la déclaration prudente de l’Iran, les marchés avaient réagi à des signaux plus optimistes venus de Washington. Les actions mondiales ont progressé lundi, tandis que les prix du pétrole ont chuté de plus de 4 dollars après que Trump a déclaré que les discussions pour mettre fin à la guerre avec l’Iran avançaient de manière constructive. Le CAC 40 français a gagné 1,1 %, le DAX allemand a progressé de 1,0 % et le Nikkei 225 japonais a grimpé de 2,9 %. Le Brent est tombé à 97,78 $ le baril, tandis que le WTI américain a reculé à 91,27 $.

Ce mouvement illustre la sensibilité persistante des marchés à toute information concernant le détroit. Les attentes de réouverture de la voie réduisent la prime géopolitique sur le pétrole, soutiennent les actions des économies importatrices d’énergie et atténuent les craintes d’inflation.

Le risque énergétique reste intégré

La position prudente de Téhéran montre que les marchés ont peut-être anticipé trop rapidement une issue positive. Tant qu’aucun accord n’est signé, les prix du pétrole resteront dépendants de chaque nouveau signal venu de Washington et de Téhéran.

Pour les investisseurs, les chiffres clés sont la baisse du Brent à 98,68 $, celle du WTI à 91,83 $ et la hausse de 2,9 % du Nikkei 225. Ils illustrent l’ampleur de la « prime de paix » que les marchés sont prêts à intégrer. Mais si un accord sur Hormuz n’est pas confirmé, une partie de ce mouvement pourrait rapidement s’inverser.

Il avait été rapporté précédemment que l’or progresse alors que les espoirs d’un accord sur Hormuz soutiennent les métaux précieux.

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