Le marché du travail canadien s’affaiblit, le taux de chômage d’octobre atteignant 6,7 %
Le marché du travail canadien affiche un faible dynamisme de l’embauche en octobre : l’emploi global varie peu et le taux d’emploi recule légèrement. Ce résultat plus modeste s’accompagne d’une hausse du chômage, d’une pression accrue sur les jeunes à la recherche d’un emploi et de résultats contrastés selon les secteurs et les provinces.
Points forts
- En octobre, le taux de chômage au Canada augmente de 0,2 point de pourcentage pour atteindre 6,7 %, tandis que l’emploi national recule de 4 700 postes et que le taux d’emploi baisse à 60,5 %.
- Le chômage des jeunes bondit de 0,7 point de pourcentage pour atteindre 13,7 % ; celui des travailleurs de 55 ans et plus monte à 5,5 %, tandis qu’il reste stable chez les personnes du principal groupe d’âge actif.
- Le commerce de gros et de détail perd 29 000 emplois, une baisse partiellement compensée par la construction (+16 000) et les services d’enseignement (+15 000) ; les reculs provinciaux se concentrent en Alberta (-24 000).
Cet article a été traduit de l'original. Lisez la version originale de notre correspondant ici.
Les données d’octobre montrent une embauche stable et une hausse du chômage
Selon Statistique Canada, l’emploi varie peu en octobre, en baisse de 4 700 postes, tandis que le taux d’emploi recule de 0,1 point de pourcentage pour s’établir à 60,5 %. Le taux de chômage national augmente de 0,2 point de pourcentage pour atteindre 6,7 %.Les jeunes de 15 à 24 ans connaissent une hausse plus marquée du chômage, le taux augmentant de 0,7 point de pourcentage pour atteindre 13,7 %. Le taux de chômage augmente également chez les personnes de 55 ans et plus, en hausse de 0,2 point de pourcentage à 5,5 %. Pour le principal groupe d’âge actif, soit les 25 à 54 ans, il reste inchangé, à 5,8 % chez les hommes et à 5,3 % chez les femmes.
Le salaire horaire moyen des employés augmente de 2,2 % sur un an, soit une hausse de 0,83 $ pour atteindre 37,89 $ en octobre. Cette progression fait suite à une hausse annuelle des salaires de 2,3 % en septembre, sur une base non désaisonnalisée.
Les tendances sectorielles et régionales révèlent des conditions contrastées
Les résultats varient selon les secteurs : le commerce de gros et de détail enregistre le plus fort recul, avec 29 000 emplois en moins, soit une baisse de 1,0 %. La construction gagne 16 000 emplois, ou 0,9 %, et les services d’enseignement en ajoutent 15 000, soit 1,0 %.À l’échelle provinciale, l’emploi diminue de 24 000 postes en Alberta, soit 0,9 %, et de 1 300 à l’Île-du-Prince-Édouard, soit 1,3 %. La Colombie-Britannique enregistre une hausse de 12 000 emplois, ou 0,4 %, tandis que Terre-Neuve-et-Labrador gagne 2 900 postes, soit 1,2 %, ce qui met en évidence une demande de main-d’œuvre inégale au Canada.
Notre article précédent sur les changements d’emploi en début de carrière expliquait que changer fréquemment d’emploi peut être un facteur important de hausse des salaires et permettre de trouver des postes mieux adaptés à long terme, malgré la mauvaise réputation de cette pratique. Il soulignait également que lorsque le dynamisme de l’embauche s’essouffle — en particulier chez les jeunes — les travailleurs peuvent avoir moins de possibilités d’accéder à des postes mieux adaptés, ce qui peut nuire à la progression salariale et à la stabilité d’emploi.
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