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Mais nous avons tout sauvegardé 🙂.
L'indice S&P 500 continue d'atteindre de nouveaux sommets historiques, mais lorsqu'il est mesuré en bitcoins, sa valeur a chuté de 88 % depuis 2020. Ce contraste illustre clairement l'évolution de la nature même de l'argent et de l'investissement à l'ère des actifs numériques. Pourquoi les marchés traditionnels perdent-ils du terrain alors que le bitcoin est de plus en plus considéré comme le nouvel étalon du capital ?
Cet article a été traduit de l'original. Lisez la version originale de notre correspondant ici.
Ce fait est devenu plus qu'une simple observation statistique : il marque un changement tectonique dans l'économie. Le monde de la finance apprend à vivre dans une nouvelle réalité où la valeur ne se mesure pas sur le papier, mais dans la technologie.
Le S&P 500 peut sembler solide en termes de dollars. Cependant, l'entrepreneur et investisseur en cryptomonnaies Anthony Pompliano a fait remarquer que cet indice a cessé depuis longtemps d'être un véritable indicateur de réussite. Selon lui, le bitcoin est déjà devenu la nouvelle référence en matière de performance.
Le bitcoin se situe à l'opposé de ce système. Il ne produit pas de biens ou de services, mais offre quelque chose de plus fondamental : la confiance. Sa valeur réside dans le fait qu'il échappe au contrôle des gouvernements et des banques. Il ne peut être ni imprimé, ni contrefait, ni gonflé, et son offre totale est plafonnée en permanence à 21 millions de pièces. Le bitcoin n'est donc pas seulement un actif numérique, mais une nouvelle sorte d'"étalon-or".
Comme l'a souligné M. Pompliano, "les actions ne peuvent pas être considérées comme réellement productives si elles sous-performent des actifs tels que le bitcoin ou l'or, qui servent de réserve de valeur". Le S&P 500 est le miroir d'une économie qui dépend de la politique de la Réserve fédérale et des décisions politiques. Le bitcoin, en revanche, représente une économie sans intermédiaires, où la confiance est intégrée dans le code et où les règles s'appliquent de la même manière à tous. Il n'est pas sujet à l'erreur humaine et ne dépend pas de la volonté des autorités.
Le S&P 500 continue de croître en dollars, mais en termes réels, son efficacité diminue. Lorsque le bitcoin a dépassé les 125 000 dollars, il ne s'agissait pas seulement d'une étape importante pour le marché, mais aussi d'un signal de maturité et de résilience pour l'actif.
Sa volatilité n'est pas un signe de faiblesse, mais le coût de l'indépendance. Le bitcoin ne promet pas l'illusion de la stabilité : il offre une transparence et une prévisibilité fondées sur les mathématiques plutôt que sur des assurances humaines.
Le système financier moderne repose sur le crédit et la dette, ce qui le rend vulnérable aux chocs extérieurs et aux influences politiques. Le bitcoin, en revanche, est un actif décentralisé et à offre limitée qui résiste à l'inflation et à l'ingérence des gouvernements. Sa structure garantit la transparence et l'indépendance vis-à-vis des institutions centrales. À long terme, cela fait du bitcoin non seulement une alternative aux instruments financiers traditionnels, mais aussi une référence potentielle pour la préservation et la mesure de la valeur.
Aujourd'hui, alors que le S&P 500 bat triomphalement des records mais perd du terrain en termes de bitcoins, une chose est claire : l'ancienne économie gagne en chiffres mais perd en signification. Le bitcoin, avec sa précision mathématique, sa rareté et sa liberté, est en train de devenir non seulement un actif, mais aussi une nouvelle norme de rationalité et de valeur.