Selon Le Monde, les derniers chiffres officiels de l’Insee, publiés vendredi 27 février, montrent une accélération nette des prix à la consommation en France, après un début d’année marqué par une inflation particulièrement basse dans la zone euro. Si la hausse observée en un mois est notable, plusieurs économistes y voient surtout la fin du point bas du cycle inflationniste plutôt qu’un retour à une phase de flambée durable.
Points forts
- En France, l’indice des prix à la consommation a progressé de 1 % sur un an en février, contre 0,3 % en janvier selon l’Insee.
- L’inflation harmonisée, permettant la comparaison européenne, s’établit à 1,1 %, en hausse par rapport à 0,4 % en janvier.
- Charlotte de Montpellier (ING) prévoit une inflation française modérée, entre 1 % et 1,5 % dans les prochains mois, maintenant la France parmi les taux les plus faibles de la zone euro.
Accélération des prix et comparaison européenne
Sur les douze derniers mois, l’indice des prix à la consommation a progressé de 1 % en France, d’après les données de l’Insee. Ce niveau contraste avec janvier, lorsque l’inflation n’était que de 0,3 %, un des taux les plus faibles de la zone euro et le plus bas atteint depuis fin 2020. L’institut publie aussi une mesure harmonisée permettant les comparaisons européennes. Selon cet indicateur, l’inflation sur un an ressort à 1,1 %, après 0,4 % en janvier.Perspectives de marché et implications économiques
Cette remontée ne signifie pas, à ce stade, un retour à une inflation durablement élevée comme celle observée entre 2022 et 2024, mais elle indique que le creux a probablement été atteint. Charlotte de Montpellier, économiste senior chez ING, anticipe une inflation globalement modérée dans les prochains mois. Elle estime que l’évolution devrait se situer dans une fourchette comprise entre 1 % et 1,5 %. Dans ce scénario, la France resterait parmi les pays affichant les plus faibles taux d’inflation au sein de la zone euro.Nous avons précédemment rapporté les déclarations d’Eric Lombard relançant la polémique sur la contribution fiscale des ménages les plus aisés, avec l’estimation d’environ 50 000 foyers très fortunés payant peu ou pas d’impôt sur le revenu, les plus-values ou les dividendes. Notre publication évoquait aussi la réponse prudente du gouvernement et la création d’une commission d’enquête parlementaire pour approfondir l’analyse de l’imposition des hauts patrimoines.
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