Titres-restaurant, les soldes non utilisés pèsent sur l’avantage social en entreprise
Selon le texte publié par Le Monde dans sa rubrique « Carnet de bureau », les titres-restaurant millésimés 2025 ne sont plus utilisables depuis le 28 février, et une partie des montants non dépensés doit revenir aux comités sociaux et économiques (CSE) des entreprises. Cette échéance remet en lumière le caractère inégalement réparti de ce dispositif, alors même qu’il est de plus en plus utilisé comme un complément de rémunération dans un contexte de tensions sur le pouvoir d’achat.
Points forts
- Seuls 5,5 millions de travailleurs bénéficient des titres-restaurant, principalement des salariés du privé, excluant de nombreux indépendants et précaires.
- La possibilité d'utiliser les titres-restaurant en grande distribution, instaurée en 2022, est prolongée jusqu’à fin 2026 pour soutenir le pouvoir d’achat.
- Actuellement 70 % des titres-restaurant sont dépensés en restauration et 30 % en distribution, reflétant un élargissement de leur usage vers le revenu disponible.
Un dispositif d’entreprise, pas un droit universel
Le texte rappelle que le titre-restaurant est né comme une solution liée à l’organisation des repas des salariés, et non comme un droit opposable. Dès l’origine, l’avantage dépend de la décision de l’employeur, ce qui exclut de fait de nombreux travailleurs aux statuts variés. Sont notamment cités des VTC, des policiers, des agriculteurs, des travailleurs à domicile ou encore des livreurs de plateformes, dont certains ont des revenus modestes mais ne disposent pas de titres-restaurant.Un usage élargi par l’inflation, prolongé jusqu’à fin 2026
Avec les variations de l’inflation après la pandémie de Covid-19, l’usage des titres-restaurant a évolué, les salariés s’en servant régulièrement pour régler leurs courses. Cette possibilité d’achat en grande distribution a été instaurée comme mesure d’urgence en 2022 pour soutenir le pouvoir d’achat, puis prorogée jusqu’à fin 2026. Le texte indique que le titre-restaurant est devenu un complément de rémunération pour 40 % des travailleurs concernés, illustrant un glissement d’un outil de restauration vers un avantage plus proche du revenu disponible.Un marché concentré et des bénéficiaires limités
Le texte chiffre à 5,5 millions le nombre de travailleurs qui bénéficient du dispositif, principalement des salariés du privé depuis 1967, et des agents publics sous conditions depuis 2001. Il souligne aussi un écart entre entreprises utilisatrices et bénéficiaires, en citant le cas de plateformes comme Deliveroo ou Uber Eats, dont les livreurs ne perçoivent pas de titres-restaurant. Sur la répartition des usages, Ilan Ouanounou, directeur général d’Edenred France, affirme que les dépenses se font à 70 % en restauration et à 30 % en distribution, ce qui illustre la transformation progressive du produit.Nous avions précédemment rapporté l’évolution récente de Carrefour en Bourse, marquée par un repli en séance mais une dynamique haussière jugée intacte à long terme. Notre analyse mettait en avant des niveaux techniques clés et un scénario privilégiant une consolidation, avec une probabilité de hausse élevée sous réserve de tenir les principaux supports.
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