La France met en avant l’exercice Orion comme vitrine de sa capacité de commandement militaire en Europe
Mené depuis plusieurs mois dans l’est de la France, l’exercice Orion sert de test grandeur nature pour préparer l’armée française et ses alliés de l’OTAN aux conflits de haute intensité. Emmanuel Macron y voit un démonstrateur de la capacité des Européens à déployer ensemble une opération d’ampleur, dans un contexte de soutien accru à l’Ukraine.
Points forts
- L'exercice Orion, salué par Emmanuel Macron le 30 avril, démontre la capacité de la France à commander une vaste opération militaire européenne.
- La quatrième phase d'Orion mobilise environ 12 500 militaires, 1 800 véhicules tactiques, 30 hélicoptères et 800 drones de combat.
- Six pays européens participent à cette phase, renforçant l'interopérabilité et la portée stratégique du dispositif multinational pour la défense européenne.
Déploiement militaire et message stratégique
Comme l’a rapporté Le Monde, Emmanuel Macron s’est félicité jeudi 30 avril du « succès » de l’exercice Orion, qu’il présente comme « un signal clair » adressé à la fois aux alliés de la France et à ses adversaires. En déplacement à Suippes, dans la Marne, le président souligne que cet entraînement confirme la capacité des Européens à conduire ensemble une opération militaire de grande ampleur, avec la France comme nation cadre.Le chef de l’Etat affirme aussi que cette démonstration répond aux attentes des partenaires ukrainiens et des armées européennes engagées dans le renforcement de leur préparation opérationnelle. Lancé en février, Orion vise à entraîner l’armée française et l’OTAN aux nouvelles formes de guerre de haute intensité.
Au cours de la journée, Emmanuel Macron se rend au poste de commandement de division chargé de coordonner la reconquête du terrain face à un ennemi fictif. Il assiste également à des tirs de canons Caesar, de mortiers récemment entrés en service et de mitrailleuses d’infanterie depuis une tranchée.
Capacités modernisées et portée européenne
Le président met aussi en avant les équipements les plus récents de l’armée de terre, financés par les lois de programmation militaire des dernières années. Il décrit une armée qui avance, se transforme et se modernise pour répondre aux défis contemporains, et estime que l’exercice contribue à renforcer le statut de la France comme puissance reconnue par ses alliés et dissuasive pour ses adversaires.L’exercice se déroule en quatre phases depuis octobre, de la planification opérationnelle au déploiement de troupes en coalition. Sa dernière phase mobilise environ 12 500 militaires, 1 800 véhicules tactiques, 30 hélicoptères et 800 drones de combat.
Six autres pays participent à cette phase, la Belgique, l’Italie, l’Espagne, la Grèce, les Pays-Bas et le Luxembourg. Cette dimension multinationale renforce la portée industrielle et stratégique d’Orion pour la défense européenne, dans un environnement sécuritaire où l’interopérabilité et la capacité de projection conjointe prennent un poids croissant.
Dans notre précédent article sur la nomination de Pierre-André Imbert comme secrétaire général de l’Élysée, nous revenions sur le remaniement à la tête de l’appareil présidentiel et le calendrier de prise de fonctions. Nous expliquions également comment le départ d’Emmanuel Moulin pouvait ouvrir la voie à une candidature d’Imbert pour succéder à François Villeroy de Galhau à la Banque de France, un poste clé pour la gouvernance économique.
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