La France conserve sa première place des investissements étrangers en Europe malgré le recul régional

La France conserve sa première place des investissements étrangers en Europe malgré le recul régional
France reste leader en Europe

Dans un contexte de ralentissement de l'attractivité en Europe, la France reste en 2025 la première destination du continent pour les projets d'investissements étrangers. Cette position est maintenue pour la septième année consécutive, alors même que le nombre total de projets et les emplois associés reculent à l'échelle européenne.

Points forts

  • La France conserve la première place des investissements étrangers en Europe en 2025 avec 852 projets sur un total de 5 026.
  • Le nombre de projets d'investissements en Europe diminue de 7 % en 2025, soit un recul notable par rapport au pic de 6 653 projets en 2017.
  • EY attribue la performance française à la solidité des fondamentaux et à une décennie de politique de l'offre malgré la pression sur l'attractivité européenne.

Classement 2025 et dynamique des projets

Comme le rapporte le baromètre de l'attractivité d'EY publié le 21 mai dans Le Monde, la France accueille 852 projets d'investissements venus de l'étranger en 2025, sur un total de 5 026 recensés dans 47 pays européens, Turquie comprise. L'Hexagone devance ainsi le UK, avec 730 projets, et l'Allemagne, avec 548 projets.

Cette performance intervient avant le sommet Choose France prévu le 1er juin au château de Versailles. Marc Lhermitte, associé d'EY en charge du baromètre, estime que ce résultat reflète la solidité des fondamentaux français, la profondeur du marché, la qualité des infrastructures et des talents, ainsi que les effets d'une décennie de politique de l'offre.

Recul européen et pression sur l'attractivité

Cette première place française s'inscrit toutefois dans un environnement continental moins porteur. Le nombre de projets d'investissements en Europe baisse de 7 % en 2025, ce qui fait du continent la région du monde en plus fort repli pour les investissements internationaux, loin du pic de 6 653 projets atteint en 2017.

Le contraste alimente un paradoxe souvent relevé par les milieux patronaux, qui critiquent régulièrement le coût du travail, la fiscalité et la lourdeur administrative en France. Pour EY, l'érosion de l'attractivité européenne traduit une vulnérabilité plus large, l'Europe n'ayant pas apporté, selon Marc Lhermitte, de réponse économique et commerciale suffisante aux mesures qui lui ont été imposées.

Notre précédent article sur le projet de loi « État local » expliquait que le gouvernement privilégie la déconcentration, avec un renforcement des pouvoirs des préfets, plutôt qu’une nouvelle étape de décentralisation. Le texte ne modifie pas la répartition des compétences et suscite des réserves chez les élus locaux, qui y voient une réforme peu ambitieuse pour l’autonomie territoriale.

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