Les industriels français profitent de l’essor des data centers liés à l’IA

Les industriels français profitent de l’essor des data centers liés à l’IA
Industrie boostée par l’IA

Portée par sa stratégie d’attraction des investissements dans l’intelligence artificielle, la France voit la montée en puissance des data centers soutenir des groupes industriels éloignés de la tech. Ces besoins en infrastructures, en électricité et en capacités de calcul renforcent l’activité de sociétés comme Schneider Electric et Valeo.

Points forts

  • Le sommet Choose France du 1er juin a annoncé 93 milliards d’euros d’investissements étrangers, principalement orientés vers l’IA et les infrastructures associées.
  • La France se positionne au troisième rang européen avec près de 350 data centers actifs, bénéficiant d’électricité abondante et décarbonée pour renforcer son attractivité.
  • Le 16 juin, Sébastien Lecornu débloque 655 millions d’euros supplémentaires pour soutenir les infrastructures, s’ajoutant aux 109 milliards d’euros annoncés en février 2025.

Investissements et montée en puissance des infrastructures

Comme l’a rapporté Le Monde, la neuvième édition du sommet Choose France, tenue le 1er juin au château de Versailles, marque une nouvelle étape dans l’ambition du pays de devenir une « terre d’IA ». Quelque 93 milliards d’euros d’investissements étrangers y sont annoncés, dont la majeure partie vise le développement de l’intelligence artificielle et la construction des infrastructures associées dans l’Hexagone.

La compétition reste intense en Europe pour attirer ces projets. La France, l’Allemagne, les Pays-Bas et le UK se disputent les investissements dans les centres de données, et l’Hexagone se place au troisième rang européen avec près de 350 data centers actifs.

Pour renforcer son attractivité, la France met en avant un accès à une électricité abondante et décarbonée. Les pouvoirs publics présentent désormais ces projets comme étant d’intérêt national majeur, ce qui souligne leur poids croissant dans la politique industrielle du pays.

Effets attendus pour l’industrie française

Le développement des data centers ne bénéficie pas seulement aux acteurs technologiques, mais aussi à des groupes industriels traditionnels qui fournissent des équipements, des systèmes électriques ou des composants indispensables à ces installations. La hausse des besoins en stockage, en calcul et en alimentation énergétique élargit ainsi les débouchés de l’industrie française au-delà du seul secteur numérique.

Le 16 juin, le premier ministre, Sébastien Lecornu, débloque encore une rallonge de 655 millions d’euros destinée à soutenir les infrastructures, les capacités de calcul, les entreprises et les filières industrielles. Cette enveloppe s’inscrit dans une séquence plus large, après l’annonce par l’Elysée de 109 milliards d’euros d’investissements lors du Sommet pour l’action sur l’IA organisé à Paris en février 2025.

Dans un précédent article, nous revenions sur le débat relancé autour de la planification industrielle française et de la nécessité de hiérarchiser les secteurs à soutenir ou à laisser décliner face à la rareté des ressources. Nous expliquions aussi que ce type d’arbitrage doit s’accompagner d’une planification plus démocratique et de transitions professionnelles pour les salariés, en rappelant le précédent d’après-guerre où l’État avait concentré l’effort sur quelques secteurs clés.

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