Versailles cherche un partenaire privé pour l’ancien couvent royal des Récollets

Versailles cherche un partenaire privé pour l’ancien couvent royal des Récollets
Versailles réinvente les Récollets

Propriété de l’Etat à proximité immédiate du château de Versailles, l’ancien couvent des Récollets entre dans une nouvelle phase de reconversion après l’échec d’une tentative de cession. Le site, occupé en partie par des services techniques de l’armée, pourrait être confié via un bail de très longue durée à un opérateur privé, potentiellement pour un projet hôtelier.

Points forts

  • L'État français cherche un partenaire privé pour transformer l'ancien couvent royal des Récollets à Versailles via un bail de très longue durée.
  • En 2021, la valorisation du site avait été estimée à 50 millions d’euros lors d’une tentative de cession inaboutie auprès d’investisseurs français et étrangers.
  • Ce choix illustre une nouvelle stratégie immobilière de l'État visant à valoriser des actifs publics importants sans en transférer immédiatement la propriété.

Projet de reconversion d’un site patrimonial

Comme le rapporte Le Monde, l’Etat veut désormais transmettre le bâtiment des Récollets à un partenaire privé plutôt que de le vendre, dans le cadre d’un bail de très longue durée. Cet ancien couvent construit en 1684 par Jules Hardouin-Mansart, à une centaine de mètres de la grille du château de Versailles, a déjà été successivement couvent, prison, infirmerie puis caserne.

Le maire de Versailles, François de Mazières, décrit l’ensemble comme « un bijou ». Des sources concordantes indiquent qu’une transformation en hôtel figure parmi les usages envisagés pour ce bâtiment exceptionnel, même si sa vocation définitive n’est pas encore arrêtée.

Un dossier révélateur de la stratégie immobilière publique

A la tête d’un patrimoine immobilier jugé surdimensionné par rapport à ses besoins actuels, l’armée avait déjà tenté en 2021 de céder les Récollets, qui abritent encore certains de ses services techniques. Le dossier avait alors été présenté à plusieurs dizaines d’investisseurs français et étrangers, y compris à Dubaï, avec l’appui de l’agence publique Business France.

Une valorisation de 50 millions d’euros avait été évoquée à l’époque, accompagnée d’un argumentaire mettant en avant le prestige historique du site. Faute d’accord, l’Etat s’oriente à présent vers une formule de bail de longue durée, un choix qui illustre plus largement la recherche de solutions alternatives pour valoriser des actifs publics de grande taille sans en transférer immédiatement la propriété.

Dans notre précédent article sur le débat autour de la planification industrielle française, nous expliquions que l’action publique doit hiérarchiser ses priorités et accepter de réduire le soutien aux secteurs voués au déclin. Nous soulignions aussi que ces choix de long terme doivent s’accompagner de dispositifs de transition et de reconversion pour répartir équitablement les coûts économiques et sociaux.

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