France exclut une loi spéciale pour le budget 2027

France exclut une loi spéciale pour le budget 2027
Budget 2027: pas de loi spéciale

À l'approche du débat budgétaire de l'automne, l'exécutif veut éviter que la France se retrouve sans budget pour 2027. Sébastien Lecornu présente cette issue comme une erreur grave et défend l'adoption d'un texte de compromis, même au prix d'un affrontement politique.

Points forts

  • Sébastien Lecornu exclut l'adoption d'une loi spéciale et avertit qu'une absence de budget pour 2027 à l'automne serait risquée.
  • Le gouvernement envisage le recours à l'article 49.3 ou aux ordonnances pour adopter le budget 2027 même au risque d'une censure.
  • Les groupes d'opposition restent réticents à voter le budget 2027 à l'approche de la présidentielle, compliquant la stratégie de compromis.

Stratégie gouvernementale avant le débat budgétaire

Comme le rapporte Le Monde, Sébastien Lecornu écarte le recours à une loi spéciale et met en garde contre l'absence de budget pour 2027 à l'automne. À cinq jours du comité d'alerte des finances publiques prévu mardi 7 juillet à Bercy sous la présidence du premier ministre, il prépare le terrain en vue de la rentrée budgétaire.

Lors des Rencontres économiques d'Aix-en-Provence, le 2 juillet, le ministre juge qu'il serait préférable d'adopter un budget de compromis plutôt que de laisser le pays sans cadre budgétaire. Dans ce contexte, l'exécutif envisage de doter la France d'un budget pour 2027 en utilisant soit l'article 49.3, soit les ordonnances, y compris si cela conduit à une censure du gouvernement.

Résistance politique à l'approche de la présidentielle

L'appel de Sébastien Lecornu vise les groupes d'opposition, qui apparaissent peu enclins à voter le dernier budget du quinquennat macroniste à quelques mois de l'élection présidentielle. Il exhorte les parlementaires à privilégier l'intérêt du pays malgré une campagne qui rend un compromis plus difficile.

Cette hypothèse de trêve politique suscite toutefois du scepticisme jusque dans les rangs centristes. Hervé Marseille, président du groupe Union centriste au Sénat, ironise sur la possibilité d'une telle retenue dans l'Hémicycle, illustrant la difficulté pour le gouvernement de sécuriser une majorité sur ce texte.

Dans notre précédent article sur le rejet de la motion de censure écologiste contre le gouvernement Lecornu, nous expliquions que l’initiative n’avait pas atteint la majorité requise, faute notamment du soutien du PS et du RN. Nous soulignions aussi que ce vote avait surtout mis en lumière les divisions à gauche et une séquence à forte portée politique, sans effet immédiat sur la stabilité de l’exécutif.

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