Cour d’appel de Paris rend son arrêt dans le dossier des assistants du FN, enjeu majeur pour l’avenir politique du RN

Cour d’appel de Paris rend son arrêt dans le dossier des assistants du FN, enjeu majeur pour l’avenir politique du RN
Arrêt clé pour le RN

La cour d’appel de Paris commence à lire sa décision dans le dossier des assistants parlementaires européens du FN, une affaire qui pèse directement sur la trajectoire politique de Marine Le Pen. L’arrêt est particulièrement suivi car une peine d’inéligibilité significative pourrait compromettre une candidature à l’élection présidentielle de 2027.

Points forts

  • Le parquet général requiert contre Marine Le Pen quatre ans de prison, dont un an ferme, et cinq ans d’inéligibilité sans exécution provisoire.
  • La décision de première instance confirme un système du Front national pour détourner à son profit des fonds européens destinés aux assistants parlementaires.
  • Une condamnation significative en appel pourrait compromettre la candidature de Marine Le Pen à la présidentielle de 2027 selon son entourage.

Lecture de l’arrêt et enjeux judiciaires

Comme le rapporte Le Monde, l’audience débute à 13 h 30 devant une salle remplie de journalistes, et la lecture de la décision doit durer au moins deux heures. Michèle Agi, présidente de la cour d’appel de Paris, s’apprête à rendre l’arrêt dans cette affaire portant sur l’emploi d’assistants parlementaires européens du FN.

Le parquet général a requis contre Marine Le Pen quatre ans de prison, dont un an ferme, ainsi que cinq ans d’inéligibilité sans exécution provisoire. Bruno Gollnisch, ex-eurodéputé et fidèle de Jean-Marie Le Pen, n’est pas présent dans la salle d’audience avec les autres coprévenus.

Lors du procès en appel, Marine Le Pen et ses 11 coprévenus infléchissent sensiblement leur ligne de défense. Il n’est plus question de contester la légitimité de la cour, et la dirigeante du Rassemblement national préfère admettre qu’elle a peut-être involontairement commis un délit.

Conséquences politiques pour le Rassemblement national

Depuis la condamnation de Marine Le Pen le 31 mars 2025, son entourage n’espère plus obtenir une relaxe complète en justice. La décision de première instance confirme, selon le dossier, la solidité des preuves à l’appui d’un système mis en place par le Front national pour détourner à son profit des fonds destinés à la rémunération des assistants de ses députés européens.

La cheffe des députés RN promet de trancher son avenir politique dans la foulée du jugement. Son entourage espère une condamnation suffisamment réduite pour lui permettre de postuler, mais si la cour d’appel suit les réquisitions du parquet et prononce une peine significative, son intention de se présenter à l’élection présidentielle de 2027 pourrait être compromise.

Dans notre précédent article sur la décision en appel dans l’affaire des assistants parlementaires européens du FN, nous expliquions que le verdict attendu le 7 juillet, après la condamnation de 2025, pouvait rendre effective une peine d’inéligibilité et peser directement sur une candidature de Marine Le Pen à la présidentielle de 2027. Nous rappelions aussi que, au-delà du cas personnel de la dirigeante, cette séquence judiciaire s’inscrivait dans une série d’affaires depuis 2011 et pouvait contraindre le RN à ajuster sa stratégie, y compris en préparant une alternative interne.

Ce matériel peut contenir des opinions de tiers, aucune des données et informations sur cette page web ne constitue un conseil en investissement selon notre Avertissement. Bien que nous respections une stricte Intégrité Éditoriale, ce post peut contenir des références à des produits de nos partenaires.