La France lève 13,999 milliards d’euros d’OAT à moyen terme

La France lève 13,999 milliards d’euros d’OAT à moyen terme
France lève 14 Mds€ OAT

L’Agence France Trésor adjuge 13,999 milliards d’euros d’obligations assimilables du Trésor à moyen terme lors de son opération du 16 juillet 2026. Le montant total reste susceptible d’être relevé avec les offres non compétitives 2 prévues le 17 juillet 2026.

Points forts

  • La France a levé 13,999 milliards d’euros lors de l’adjudication OAT du 16 juillet sur quatre maturités allant de 2029 à 2033.
  • Les prix moyens pondérés étaient de 98,09 % (2029), 92,34 % (2031), 99,47 % (2032), 99,48 % (2033) avec des taux de 3,04 %, 3,23 %, 3,35 %, 3,58 % respectivement.
  • Le montant total pourrait augmenter avec les offres non compétitives 2 attendues le 17 juillet 2026, ajustant l’émission finale pour cet exercice.

Résultats de l’adjudication du 16 juillet

Selon Agence France Trésor, l’opération porte sur quatre lignes d’OAT arrivant à échéance entre 2029 et 2033, avec des volumes répartis entre 3,977 milliards d’euros pour l’OAT 2,40 % septembre 2029, 2,85 milliards pour l’OAT 1,50 % mai 2031, 4,887 milliards pour l’OAT 3,25 % février 2032 et 2,285 milliards pour l’OAT 3,50 % novembre 2033.

Les prix moyens pondérés ressortent à 98,09 % pour la souche 2029, 92,34 % pour celle de 2031, 99,47 % pour la ligne 2032 et 99,48 % pour celle de 2033. Les taux moyens pondérés s’établissent respectivement à 3,04 %, 3,23 %, 3,35 % et 3,58 %.

Enjeu pour le financement de l’État

Cette adjudication s’inscrit dans le programme régulier de financement du Trésor français sur le marché obligataire, en couvrant des maturités intermédiaires qui servent de référence pour les investisseurs en dette souveraine.

Le total annoncé peut encore augmenter avec les offres non compétitives 2 attendues vendredi 17 juillet 2026, ce qui ajustera le montant effectivement retenu pour cette émission. La répartition des rendements montre par ailleurs une progression logique des taux en fonction de l’allongement des échéances proposées.

Notre précédent article sur les prévisions pessimistes du déficit public français à l’horizon 2030 expliquait qu’un rapport d’experts remis à Bercy jugeait la trajectoire des comptes publics préoccupante en l’absence de mesures correctives. Le document évoquait un déficit pouvant approcher 7 % du PIB et soulignait la pression croissante sur les arbitrages budgétaires de l’automne, dans un contexte d’enjeux renforcés pour le financement de l’État.

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