Les finances publiques françaises risquent une dérive du déficit d'ici 2030

Les finances publiques françaises risquent une dérive du déficit d'ici 2030
Déficit à 7% d’ici 2030

Le gouvernement prépare le terrain à de nouveaux arbitrages budgétaires après la remise d’une mission d’experts sur l’état des finances publiques. Sans mesures de redressement, le déficit public pourrait fortement se creuser et approcher 7 % du PIB à l’horizon 2030.

Points forts

  • Le rapport indépendant remis à Bercy le 15 juillet prévoit une aggravation du déficit public français à l’horizon 2030 sans mesures correctives.
  • Les économistes mandatés annoncent que le déficit pourrait atteindre près de 7 % du PIB en 2030 à politique inchangée.
  • La pression monte sur les débats budgétaires de l’automne, Bercy préparant l’opinion à de nouveaux efforts de redressement budgétaire.

Prévisions budgétaires remises à Bercy

Comme le rapporte Le Monde, les ministres Roland Lescure, chargé de l’économie et des finances, et David Amiel, chargé de l’action et des comptes publics, reçoivent mercredi 15 juillet le rapport d’une mission dite indépendante lancée à la fin du mois de mai pour éclairer les trajectoires de redressement des finances publiques.

Appuyés par l’inspection générale des finances, les économistes mandatés ont pour tâche d’établir une analyse de l’évolution probable des comptes publics à l’horizon 2030. Leur diagnostic est jugé pessimiste, car à politique inchangée et en l’absence de toute mesure corrective, les dépenses publiques continueraient d’augmenter mécaniquement et le déficit se dégraderait fortement.

Pression accrue sur les débats budgétaires

Le rapport est présenté comme une base objective pour les débats budgétaires de l’automne, dans un contexte où Bercy cherche déjà à préparer l’opinion à de nouveaux efforts de redressement des comptes publics.

La perspective d’un déficit proche de 7 % du PIB en 2030 souligne le risque d’un alourdissement durable du déséquilibre budgétaire français. Pour les finances publiques comme pour les acteurs économiques, cette trajectoire renforce l’enjeu des prochaines décisions sur les dépenses et l’assainissement budgétaire.

Dans notre précédent article sur la prolongation de l’aide carburant aux « gros rouleurs » jusqu’en juillet, nous revenions sur les critiques d’un rapport parlementaire jugeant le dispositif peu efficace et sous-utilisé. Le texte opposait notamment la proposition d’une « fiscalité flottante » sur les carburants à la défense du gouvernement, qui mettait en avant le nombre de bénéficiaires et le bilan attendu à l’échéance.

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