Bernard Cazeneuve officialise sa candidature à la présidentielle de 2027 hors primaire socialiste
À l’approche de l’élection présidentielle de 2027, Bernard Cazeneuve confirme son entrée dans la course en se positionnant en dehors du cadre de la primaire socialiste. L’ancien premier ministre présente cette démarche comme un choix de rassemblement au centre gauche et à gauche, sur fond de défiance électorale et de montée des forces protestataires.
Points forts
- Bernard Cazeneuve officialise sa candidature à la présidentielle de 2027 hors primaire socialiste, publiant une lettre ouverte vendredi détaillant son projet autonome.
- Il propose une « règle d’or sociale » imposant que toute exonération de cotisation soit compensée « à l’euro près » à la Sécurité sociale et corrige tout déséquilibre sous cinq ans.
- Cazeneuve affirme rassembler élus locaux et nationaux de gauche et centre gauche pour contrer le RN et LFI, critiquant les promesses irréalistes alimentant les votes de rupture.
Une entrée en campagne structurée autour d’un projet autonome
Comme l’indique Le Monde, citant Le Parisien, Bernard Cazeneuve se dit prêt, dans un entretien publié jeudi 16 juillet, à briguer l’Elysée sans participer à une primaire du Parti socialiste. L’ancien chef du gouvernement de François Hollande doit publier vendredi une lettre ouverte exposant « le projet qu’il soumet aux Français » et affirme présenter sa candidature par « un contrat » avec les électeurs plutôt que par des calculs d’appareil.Sorti du Parti socialiste en 2022 après l’alliance conclue avec La France insoumise, il exclut toute participation à une compétition interne. Il estime que ces mécanismes ont été affaiblis par les « jeux d’appareils » et juge que le risque représenté par le Rassemblement national impose un rassemblement plus large que celui des seules primaires.
Se définissant comme un « républicain de gauche » et un « social-démocrate », Bernard Cazeneuve avance trois axes de travail, la refondation des services publics, notamment dans l’éducation et la santé, la modernisation des institutions centrales et territoriales, ainsi que la protection de la souveraineté nationale.
Positionnement économique et concurrence à gauche
Sur le terrain économique et budgétaire, il défend une « règle d’or sociale ». Toute exonération de cotisation décidée par l’Etat devrait, selon sa proposition, être compensée « à l’euro près » à la Sécurité sociale, tandis que tout déséquilibre des comptes sociaux devrait être corrigé dans un délai de cinq ans.Son discours insiste aussi sur l’effort comme condition du redressement, avec un accent mis sur la protection des femmes, des enfants, de la biodiversité, des travailleurs exposés à la mondialisation ou à l’intelligence artificielle, ainsi que du financement des retraites et de l’Etat-providence. Il soutient que des promesses de campagne déconnectées de la réalité alimentent les votes de rupture, dans une critique visant à la fois le RN et LFI.
Cette déclaration prolonge un positionnement déjà affiché à la fin du mois d’avril dans un entretien au Figaro, où il se disait déjà prêt à être candidat en 2027. Il y expliquait avoir réuni des élus locaux et nationaux de sensibilités diverses à gauche et au centre gauche pour bâtir un projet, dans un paysage politique qu’il juge dominé par deux formes concurrentes de « dégagisme ».
Nous avions déjà analysé la réforme du cadre budgétaire français proposée par l’économiste Olivier Blanchard, dans un contexte de tensions autour du budget 2026 et de risque de soutenabilité de la dette. Cet éclairage mettait en avant deux leviers clés : la mise en place d’un budget pluriannuel sur quatre à sept ans et l’usage d’une analyse stochastique de soutenabilité de la dette (ASSD) pour mieux anticiper les scénarios de risque et renforcer la crédibilité des finances publiques.
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