Le financement participatif en France maintient sa progression

Le financement participatif en France maintient sa progression
Croissance record du crowdfunding

Le marché français du financement participatif affiche un volume total de 628,8 millions d'euros collectés en 2016. Cette somme représente une hausse de 112 % et souligne l'essor continu du crowdfunding, des prêts en ligne aux PME et des dons.

Points forts

  • Les plates-formes de financement participatif en France ont collecté 628,8 millions d'euros en 2016 selon le baromètre KPMG et Financement participatif France.
  • La croissance des montants levés ralentit nettement en 2016, la progression diminuant de moitié par rapport à l'année précédente.
  • Le nombre d'actionnaires individuels chute de 7 à 3 millions en dix ans, indiquant un transfert vers des solutions de financement alternatives.

Baromètre 2016 du financement participatif

Comme le rapporte Bpifrance, le dernier baromètre réalisé par KPMG et l'association Financement participatif France montre que les plates-formes de financement participatif ont collecté 628,8 millions d'euros en 2016.

Le crowdfunding reste la formule de financement la plus appréciée, avec 37 % des préférences. La croissance des montants levés ralentit toutefois nettement, avec une progression qui diminue de moitié par rapport à l'année précédente.

Le nombre de projets financés ainsi que celui des financeurs et contributeurs augmente également, ce qui confirme l'élargissement de la base d'utilisateurs du secteur.

Évolution du marché de l'épargne individuelle

Ces données anciennes décrivent une phase d'expansion rapide du financement participatif en France, dans un contexte de diversification des solutions de financement pour les entreprises et les porteurs de projets.

En parallèle, le nombre d'actionnaires individuels recule fortement, passant de 7 millions à 3 millions en dix ans. Cette évolution met en évidence un déplacement d'une partie de l'épargne individuelle vers des modes de financement alternatifs.

Dans notre précédent article sur la stratégie nationale de l’économie sociale et solidaire (ESS) adoptée en juillet 2026, nous présentions la feuille de route publique jusqu’en 2030 pour renforcer le poids économique du secteur. Le plan prévoit notamment de faciliter l’investissement via l’agrément ESUS et la finance solidaire, avec des objectifs de 15% de l’emploi privé et de 1,5 milliard d’euros d’épargne collectée par les entreprises solidaires, appuyés par un dispositif de suivi annuel.

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