Les ministres de l’Agriculture du Canada établissent le cadre d’Halifax pour la prochaine politique agricole

Les ministres de l’Agriculture du Canada établissent le cadre d’Halifax pour la prochaine politique agricole
Halifax fixe la nouvelle politique agricole

Les ministres fédéraux, provinciaux et territoriaux de l’agriculture du Canada concluent leur réunion annuelle à Halifax avec une nouvelle déclaration destinée à orienter le prochain cadre stratégique national pour la politique agricole. Les discussions portent également sur les changements en matière de gestion des risques d’entreprise, les investissements dans la sécurité alimentaire et la coordination des politiques sur les pesticides, alors que les gouvernements se préparent pour la période 2028-2033.

Points forts

  • Les ministres de l’Agriculture du Canada adoptent la Déclaration d’Halifax comme vision commune pour le prochain cadre stratégique, couvrant la période 2028 à 2033.
  • Les ministres conviennent en principe de réformer Agri-stabilité, notamment en reconnaissant la rémunération du travail familial et certains travaux contractuels comme dépenses admissibles dans les programmes de gestion des risques d’entreprise.
  • La réunion met en avant le lancement de la Stratégie nationale pour la sécurité alimentaire et les investissements fédéraux visant à accroître la capacité de transformation alimentaire nationale, les projets régionaux et la résilience du secteur.

Cet article a été traduit de l'original. Lisez la version originale de notre correspondant ici.

La réunion d’Halifax fixe l’orientation politique

Comme le rapporte Canada.ca, les ministres adoptent la Déclaration d’Halifax comme vision commune pour le prochain cadre stratégique, qui couvrira la période de 2028 à 2033. Cette déclaration énonce les principes et priorités pour la prochaine phase d’élaboration des politiques, les ministres affirmant qu’elle soutient la croissance économique, la compétitivité, la diversification des marchés et le développement élargi du secteur agricole et agroalimentaire canadien.

La conférence annuelle offre également aux ministres fédéraux, provinciaux et territoriaux un forum pour faire le point sur les progrès réalisés dans le cadre du Partenariat canadien pour une agriculture durable. Ils examinent les nouveaux défis auxquels font face les producteurs et réaffirment leur engagement envers une industrie agricole et agroalimentaire compétitive, innovante et résiliente.

Gestion des risques et priorités du système alimentaire

Les ministres examinent les efforts visant à renforcer les programmes de gestion des risques d’entreprise dans le cadre du Partenariat canadien pour une agriculture durable et réitèrent que ces programmes doivent rester flexibles, réactifs et accessibles alors que les risques économiques et de production augmentent. Ils conviennent en principe de prendre des mesures pour réformer Agri-stabilité en ce qui concerne la main-d’œuvre liée et le travail contractuel, notamment en reconnaissant la rémunération versée aux membres de la famille travaillant à la ferme et en considérant certains travaux contractuels, comme la fenaison ou le transport de grains, comme des dépenses admissibles.

La réunion met également en avant le lancement récent de la Stratégie nationale pour la sécurité alimentaire et les investissements fédéraux visant à accroître la capacité de transformation alimentaire et l’innovation au Canada. Les ministres indiquent que ces mesures visent à augmenter la capacité du pays à transformer davantage d’aliments produits localement, à soutenir des projets agroalimentaires régionaux, à renforcer les infrastructures locales et à améliorer la résilience et l’autosuffisance du secteur de la transformation alimentaire.

De plus, les ministres examinent la mise en œuvre du plan d’action fédéral, provincial et territorial élaboré par le groupe de travail sur la gestion des pesticides. Le ministre de l’Agriculture, Heath MacDonald, affirme que les progrès réalisés lors de la conférence soulignent l’importance de poursuivre la collaboration avec les provinces et territoires alors que les travaux avancent sur le prochain cadre stratégique.

Dans notre article précédent sur Archer-Daniels-Midland (ADM), nous avons expliqué que l’action a progressé en raison des attentes de hausse des prix des produits agricoles et des biocarburants, ainsi que des contraintes d’approvisionnement telles que la pénurie d’engrais et l’augmentation des risques géopolitiques. Nous avons également souligné que, bien que les indicateurs techniques restent globalement haussiers et que la régularité du dividende soutienne le sentiment, la dynamique à court terme semblait tendue, augmentant le risque d’un repli près des principaux niveaux de support et de résistance.

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