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Mais nous avons tout sauvegardé 🙂.
La récente publication des chiffres relatifs à la contribution différentielle sur les hauts revenus (CDHR) met en lumière un rendement nettement inférieur aux prévisions initiales. En 2025, cet impôt destiné à accroître la participation des contribuables les plus aisés n’a rapporté que 369 millions d’euros, loin des 1,9 milliard d’euros escomptés par le ministère de l’Économie et des Finances (Bercy).
Erwan Le Noan, consultant spécialisé en politiques publiques, attire l’attention sur ce décalage, soulignant que « l’État a raté sa cible ». Plusieurs économistes rappellent que ce type de fiscalité peut souffrir d’effets d’évitement ou d’optimisation, réduisant d’autant le rendement effectif. Ces résultats relancent ainsi le débat sur la conception et l’efficacité des dispositifs de fiscalité minimale appliqués aux hauts revenus.
Les experts interrogés insistent sur la nécessité d’ajuster les outils fiscaux pour qu’ils répondent réellement aux objectifs affichés, en particulier celui de justice fiscale. Bercy n’a pas encore réagi aux commentaires mettant en cause sa stratégie fiscale.
Au regard de ces perspectives, la capacité de l’État à adapter sa stratégie fiscale demeure sujette à débat, comme l’a déjà souligné Erwan Le Noan lors de la récente résurgence du débat sur la taxation des plus aisés en France. Cette remise en question s’inscrit également dans la continuité des interrogations sur l’efficacité de la gestion rigoureuse des dépenses publiques, que certains observateurs jugent déterminante pour atteindre les objectifs de justice fiscale affichés par Bercy.