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Mais nous avons tout sauvegardé 🙂.
Le débat sur la digitalisation des actifs financiers s’intensifie depuis que la Depository Trust & Clearing Corporation (DTCC) a révélé que les nouveaux tokens adossés à des titres ne modifient pas la structure juridique de la propriété. Raphaël Bloch, journaliste spécialisé, insiste sur le fait que ''ces tokens sont des représentations légales équivalentes, mais la propriété reste inscrite chez la DTCC, et non sur la blockchain''. Selon lui, ce mouvement s’apparente à ''la numérisation d’une lettre envoyée par email scanné'', illustrant ainsi les limites actuelles de la transition vers l’on-chain pour les infrastructures de marché traditionnelles.
Bloch précise également que ''le véritable défi réside dans la rédaction de cette email'', c’est-à-dire dans l’intégration des mécanismes juridiques et opérationnels au sein même des systèmes décentralisés, plutôt que dans la simple numérisation des actifs. Les observateurs du secteur estiment que l’évolution vers une pleine tokenisation nécessitera des avancées réglementaires et techniques pour inscrire véritablement la propriété sur la blockchain.
Bloch a précédemment utilisé la tour JPMorgan à New York pour illustrer les défis structurels auxquels fait face Ethereum dans l’évolution des infrastructures financières traditionnelles (lien). Il a également mis en garde sur la confusion entre l’euro digital et les stablecoins dans la politique monétaire européenne (lien). Ces interventions soulignent l’attention portée par l’auteur aux aspects techniques et juridiques des nouveaux instruments numériques.