Le Canada lance une directive pour réduire les coûts de conformité des entreprises

Le Canada lance une directive pour réduire les coûts de conformité des entreprises
Le Canada réduit les formalités administratives des entreprises

Le Canada intensifie ses efforts pour simplifier l’élaboration des règlements fédéraux après l’adoption de la Loi visant à réduire les formalités administratives pour tous les Canadiens. Une nouvelle directive du Cabinet exige des organismes de réglementation qu’ils compensent toute hausse du fardeau réglementaire par des réductions de 2 $ pour chaque dollar de nouveaux coûts, tout en maintenant les protections en matière de santé, de sécurité et d’environnement.

Points forts

  • Le Canada lance la Directive du Cabinet sur la compétitivité de la réglementation et la réduction du fardeau administratif. Celle-ci exige des organismes de réglementation qu’ils évaluent les répercussions sur la compétitivité et utilisent par défaut les normes internationales.
  • La directive entre en vigueur le 31 décembre 2026, remplace la Directive du Cabinet de 2018 et impose des examens réguliers de la réglementation ainsi que la suppression simplifiée des exigences désuètes.
  • Des groupes d’affaires, dont la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante et la Chambre de commerce du Canada, appuient la directive, qui promet une réduction des coûts administratifs et un environnement d’investissement plus efficace.

Cet article a été traduit de l'original. Lisez la version originale de notre correspondant ici.

La directive établit un nouveau cadre réglementaire

Comme le rapporte Canada.ca, en citant le Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada, le gouvernement fédéral annonce une nouvelle Directive du Cabinet sur la compétitivité de la réglementation et la réduction du fardeau administratif, qui transforme la façon dont les règlements sont élaborés dans les ministères et les organismes.

La directive exige des organismes de réglementation qu’ils évaluent les effets des règles proposées sur la compétitivité, suppriment plus rapidement les exigences désuètes, utilisent par défaut les normes nationales ou internationales reconnues et examinent régulièrement les règlements afin de s’assurer qu’ils demeurent à jour et efficaces.

Elle exige également que les propositions et les décisions réglementaires reposent sur des évaluations des coûts, des avantages et des risques, ainsi que des répercussions sur la compétitivité et sur les divers groupes de Canadiens. Le nouveau cadre entre en vigueur le 31 décembre 2026 et remplace la Directive du Cabinet sur la réglementation de 2018, tout en maintenant les obligations envers les Premières Nations, les Inuits et les Métis.

Répercussions sur les entreprises et accent sur la compétitivité

Le gouvernement affirme que ces changements visent à rendre la réglementation fédérale plus prévisible et plus efficace, afin de faciliter les investissements, l’innovation et la croissance des entreprises. Le président du Conseil du Trésor, Shafqat Ali, affirme que la directive modernise le système de réglementation et favorise la croissance économique et la compétitivité, tout en préservant les protections pour la population canadienne et l’environnement.

Les groupes d’affaires saluent cette initiative, qu’ils considèrent comme un pas vers un allègement mesurable des coûts administratifs. La Fédération canadienne de l’entreprise indépendante estime que la règle de réduction du fardeau selon le principe du deux pour un pourrait aider les petites entreprises à consacrer moins de temps aux formalités administratives, tandis que la Chambre de commerce du Canada affirme que la directive devrait favoriser un environnement plus efficace et prévisible pour les investissements, l’embauche et la croissance.

Dans notre article précédent sur l’examen par la Malaisie de l’application des règles encadrant l’entrée des produits étrangers et l’évolution du commerce électronique , nous expliquions comment le gouvernement prévoyait une coordination interministérielle plus étroite afin de répondre aux pressions concurrentielles exercées sur les PME locales. Nous avons également évoqué les travaux sur un projet de loi sur le commerce électronique et des initiatives comme la marque « Jom Beli Produk Malaysia » et le financement prévu au Budget 2027, destinés à aider les petites entreprises à se développer grâce aux plateformes numériques et à accéder aux marchés étrangers.

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