Des députées LFI ciblent des fonds d’investissement à Paris dans le cadre d’une enquête sur l’industrie

Des députées LFI ciblent des fonds d’investissement à Paris dans le cadre d’une enquête sur l’industrie
Fonds d’investissement sous enquête

Dans le cadre d’une commission d’enquête sur l’influence des fonds d’investissement dans l’industrie française, deux députées de La France insoumise se rendent dans les bureaux parisiens de plusieurs acteurs financiers le 11 mai. Cette démarche vise à illustrer, avant la remise des conclusions attendue cet été, le poids de ces fonds dans l’économie française et les critiques sur leurs exigences de rendement.

Points forts

  • Aurélie Trouvé et Elisa Martin, députées LFI, ont visité Mutares, Apollo et Tikehau Capital, accusant les fonds d'exercer une forte pression financière pour obtenir des rendements de 15 % à 20 %.
  • Les parlementaires dénoncent la captation de valeur par ces fonds au détriment des salariés et du tissu industriel français, accentuant la tension sur le secteur.
  • Chez Apollo, il a été noté que le personnel parisien est rarement présent, préférant le Luxembourg ou la Suisse, illustrant la mobilité et la structure transfrontalière des équipes.

Visites de fonds et dénonciation des rendements

Comme le rapporte Le Monde, la rapporteuse de la commission d’enquête Aurélie Trouvé, députée de Seine-Saint-Denis, et Elisa Martin, députée de l’Isère, visitent plusieurs institutions financières dans les quartiers ouest de Paris, accompagnées de collaborateurs parlementaires ainsi que de journalistes de France Inter et de l’Agence France-Presse.

Le fonds allemand Mutares, le groupe américain Apollo et la société française cotée Tikehau Capital figurent parmi les entités visitées. Les parlementaires ont déjà auditionné les dirigeants de ces fonds dans le cadre de leurs travaux sur ce qu’elles qualifient de « prédation des capacités productives par les fonds spéculatifs ».

Aurélie Trouvé affirme que ces acteurs cherchent des rendements à deux chiffres en exerçant une pression financière sur les entreprises passées sous leur contrôle. Selon elle, des niveaux de rendement de 15 % à 20 % ne peuvent pas être obtenus sans effets négatifs sur les salariés ou sur la santé des sociétés concernées.

Enjeux pour l’industrie française

À la sortie d’un des bureaux visités, la députée accuse ces fonds de capter la valeur créée par les travailleurs au profit de grandes fortunes. Les médias présents ne sont pas autorisés à entrer dans certains locaux, même si les parlementaires accèdent aux espaces qu’elles souhaitent voir après plusieurs vérifications sur place.

Une exception notable concerne Apollo, dont les bureaux parisiens apparaissent peu occupés. Une réceptionniste indique aux députées que les équipes ne viennent qu’une fois par mois et sont davantage basées au Luxembourg ou en Suisse.

Dans les locaux parisiens du fonds suédois EQT, candidat non retenu en janvier au rachat d’antennes appartenant à Eutelsat, les élues échangent avec un dirigeant. Celui-ci dit croire en la transparence, tout en regrettant les réactions virulentes reçues sur les réseaux sociaux après son audition devant la commission.

Dans notre précédente analyse sur l’action Crédit Agricole (ACA), nous avons suivi l’évolution du titre autour de 17 € et mis en avant une phase de consolidation avec un support technique important situé vers 16,85 €. Nous notions un momentum globalement favorable (notamment via le MACD), mais des signaux d’oscillateurs plus mitigés, invitant à la prudence tant que la résistance proche de 17,75 € n’était pas franchie.

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