Le G7 d’Evian aborde les risques économiques des conflits au Moyen-Orient et en Ukraine
Le sommet du G7 s’ouvre lundi 15 juin à Evian dans un contexte de fortes tensions entre alliés occidentaux sur les crises au Moyen-Orient et en Ukraine. Cette rencontre de trois jours constitue aussi le premier face-à-face transatlantique depuis le déclenchement de la guerre contre l’Iran par les U.S. et Israël le 28 février, avec des effets directs sur l’énergie et le commerce mondial.
Points forts
- Le G7 d’Evian réunit les dirigeants des principales économies pour aborder les déséquilibres économiques mondiaux et la régulation numérique dans un contexte de fractures diplomatiques persistantes.
- Le blocage du détroit d’Ormuz, conséquence des tensions régionales, fait grimper les prix de l’énergie et pèse sur la facture de l’économie mondiale.
- La participation de l’Egypte, de l’Arabie saoudite, des Emirats arabes unis et du Qatar signale la volonté du G7 d’élargir les discussions à la sécurité et à la stabilité économique régionales.
Priorités économiques et divisions diplomatiques
Comme le rapporte Le Monde, Emmanuel Macron réunit à Evian les dirigeants de l’Allemagne, du Canada, de l’Italie, du Japon, du UK et des U.S. autour d’un agenda centré sur les déséquilibres économiques mondiaux et la régulation numérique. Ces thèmes s’inscrivent dans un contexte de fracture persistante entre Washington et les autres grandes puissances du groupe, alors que la position de Donald Trump sur les dossiers internationaux reste particulièrement imprévisible.Les discussions sont aussi dominées par la guerre au Moyen-Orient et par le conflit en Ukraine, deux sujets sur lesquels les Européens cherchent à réduire l’écart avec l’administration américaine. Le rendez-vous d’Evian met ainsi à l’épreuve la capacité du G7 à afficher une ligne commune malgré les différends stratégiques et commerciaux entre ses membres.
Pression énergétique et élargissement des échanges
Les Européens, les Canadiens et les Japonais ne soutiennent pas la guerre contre l’Iran et doivent insister sur une réouverture rapide du détroit d’Ormuz. Son blocage renchérit le coût de l’énergie et alourdit la facture pour l’économie mondiale en faisant grimper les prix du carburant.Le sommet intervient également alors que les relations transatlantiques restent fragilisées par les ambitions américaines sur le Groenland et par la guerre commerciale menée par Washington via des hausses de droits de douane. Mardi, l’Egypte, l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et le Qatar participent aux discussions, signe que le G7 cherche à intégrer les principaux acteurs régionaux aux échanges sur la sécurité et la stabilité économique.
Dans notre précédent article sur les frappes américaines en Iran et le risque autour du détroit d’Ormuz, nous expliquions comment l’escalade avait ravivé les craintes sur les flux énergétiques et fait grimper le Brent au-dessus de 95 $ le baril. Nous soulignions aussi que, au-delà d’un blocus formel, l’incertitude sur la navigation (assurance, retards, routes détournées) suffisait à entretenir la volatilité et à renforcer la pression inflationniste via les prix des carburants.
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