L’Assemblée nationale relance le projet de nationalisation d’ArcelorMittal en France
Dans un nouveau vote qui prolonge l’affrontement politique autour de l’acier en France, les députés approuvent en deuxième lecture la nationalisation des activités françaises d’ArcelorMittal. Le texte, soutenu par les groupes de gauche mais rejeté par le gouvernement et la droite, doit encore retourner au Sénat.
Points forts
- L’Assemblée nationale adopte la nationalisation des actifs français d’ArcelorMittal le 11 juin par 106 voix contre 49, soutenue par la gauche.
- La proposition, initialement déposée par La France insoumise et défendue par le groupe GDR, cible le contrôle public du numéro deux mondial de l’acier.
- Le texte, déjà rejeté par le Sénat en février après une première adoption en novembre 2025, doit encore être examiné par les sénateurs avec un calendrier pouvant aller jusqu’en 2027.
Nouvelle étape parlementaire sur les actifs français
Comme le rapporte Le Monde, l’Assemblée nationale vote le 11 juin la nationalisation des actifs français du groupe sidérurgique ArcelorMittal par 106 voix contre 49. Les groupes de gauche soutiennent la proposition, tandis que la droite et les députés macronistes s’y opposent, et que les élus du Rassemblement national s’abstiennent.Le texte vise les activités françaises du numéro deux mondial de l’acier, détenu depuis 2006 par la multinationale Mittal Steel Company, propriété de l’homme d’affaires indien Lakshmi Mittal. La proposition de loi est initialement déposée par La France insoumise, avant d’être portée en deuxième lecture par le groupe GDR, qui réunit communistes et ultramarins, dans le cadre de sa niche parlementaire.
Un parcours législatif encore incertain
Déjà adoptée en première lecture en novembre 2025, la mesure est ensuite rejetée par le Sénat en février. Son retour à l’Assemblée confirme la persistance du clivage politique sur le contrôle public d’un acteur stratégique de la sidérurgie française.Le texte doit désormais être examiné à nouveau par les sénateurs. Ce va-et-vient institutionnel peut se prolonger jusqu’à la fin de la session parlementaire précédant l’élection présidentielle de 2027, une lecture définitive à l’Assemblée ne pouvant intervenir qu’avec l’accord des présidences des deux chambres.
Dans notre précédent article sur la proposition de nationalisation des actifs français d’ArcelorMittal, nous expliquions que l’Assemblée nationale avait adopté le texte en deuxième lecture par 106 voix contre 49, avec le soutien des groupes de gauche et l’opposition de la droite et du gouvernement. Nous soulignions aussi que le parcours législatif restait incertain, le texte devant encore repartir au Sénat et pouvant faire l’objet de nouveaux allers-retours jusqu’à la session précédant la présidentielle de 2027.
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