Place publique vise une alliance avec le PS pour la présidentielle de 2027
À l’approche de l’échéance présidentielle de 2027, Raphaël Glucksmann affirme qu’une alliance avec le Parti socialiste ne fait pour lui aucun doute. Le dirigeant de Place publique maintient toutefois son refus d’une primaire de la gauche, tout en disant que les discussions engagées avec le PS progressent.
Points forts
- Raphaël Glucksmann et Place publique cherchent un accord rapide avec le PS pour la présidentielle de 2027, après une première réunion avancée ce lundi.
- Le principal point de friction reste le refus de Glucksmann de participer à une primaire, alors que le PS propose un vote des militants le 9 juillet sur la stratégie d’union.
- Glucksmann vise à élargir la base électorale de la gauche sans s’allier à Jean-Luc Mélenchon et veut officialiser sa stratégie d’ici trois mois pour 2027.
Discussions politiques et calendrier de rapprochement
Comme l’a rapporté Le Parisien, Raphaël Glucksmann déclare ne pas imaginer « une seconde une campagne séparée des militants socialistes » et juge qu’un accord avec le PS doit aboutir rapidement. L’eurodéputé souligne qu’il doit une part de son parcours aux listes communes PS-Place publique sur lesquelles il a été élu lors des élections européennes de 2019 et de 2024.Le responsable de Place publique indique qu’une première réunion a eu lieu avec le PS lundi et affirme que les échanges avancent. Il estime qu’un compromis pourrait être trouvé avant même le délai de trois mois qu’il s’est fixé pour convaincre sa famille politique et officialiser sa candidature potentielle.
Ce rapprochement reste cependant marqué par un désaccord de méthode. Raphaël Glucksmann refuse de participer à une primaire de la gauche, tandis qu’Olivier Faure propose un vote des militants socialistes le 9 juillet sur la stratégie, avec l’idée d’une primaire en deux temps, d’abord parmi les sociaux-démocrates puis ouverte au reste de la gauche hors La France insoumise.
Positionnement électoral et enjeux pour la gauche
En meeting samedi 13 juin, Raphaël Glucksmann présente sa démarche comme une stratégie de conquête pour 2027 et affirme vouloir gagner l’élection présidentielle. Il estime qu’un échec d’alliance serait politiquement coûteux au regard, selon lui, du risque de voir la France basculer vers les « trumpistes » ou les « poutinistes ».Face aux critiques de ceux qui l’accusent de chercher une « union des centres », il se revendique de gauche tout en assumant la volonté d’élargir son socle électoral. Il fait valoir qu’en l’absence d’union avec Jean-Luc Mélenchon, en raison de divergences qu’il juge trop profondes, la gauche doit attirer des électeurs qui ne votent plus pour elle aujourd’hui, y compris parmi ceux tentés par un retour après le macronisme.
Raphaël Glucksmann affirme enfin n’avoir jamais eu de proximité avec la politique d’Emmanuel Macron, malgré des sollicitations qu’il dit avoir reçues depuis dix ans. Cette ligne vise à consolider son ancrage à gauche tout en préparant une offre politique plus large pour l’élection de 2027.
Dans notre précédent article sur le rapprochement entre Raphaël Glucksmann et le Parti socialiste, nous expliquions que les discussions en vue de 2027 avançaient malgré un désaccord central sur la méthode de désignation, l’eurodéputé refusant l’idée d’une primaire. Nous rappelions aussi que l’enjeu pour la gauche est d’élargir sa base électorale, en cherchant une dynamique d’alliance hors LFI tout en évitant un scénario de polarisation défavorable.
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