La Caisse des Dépôts reprend les participations de l’État dans ATMB et SFTRF pour 1,5 Md€
Finalisée le 31 juillet, la cession par l’État de ses participations dans ATMB et SFTRF renforce le positionnement de la Caisse des Dépôts dans les infrastructures de transport alpines. L’opération, annoncée en mai 2026, représente environ 1,5 milliard d’euros et s’inscrit dans une réorganisation plus large des actifs publics.
Points forts
- L’État vend ses parts dans ATMB et SFTRF à la Caisse des Dépôts pour un montant total d’environ 1,5 milliard d’euros.
- La cession finalisée en juin 2026 parachève la réorganisation des participations publiques engagée par l’Agence des participations de l’État depuis 2025.
- La Caisse des Dépôts renforce son exposition sur les infrastructures alpines, poursuivant le programme Territoires de montagne et une gestion d’actifs plus ciblée.
Réorganisation du portefeuille public en 2026
Selon Caisse des Dépôts, citant la Caisse des Dépôts, l’État finalise la vente de ses parts dans Autoroutes et tunnel du Mont-Blanc, ATMB, et dans la Société française du tunnel routier du Fréjus, SFTRF, à l’établissement public financier. Ces opérations avaient été annoncées en mai 2026 dans le cadre de la revue stratégique du portefeuille de l’Agence des participations de l’État, menée en 2025.Le produit total de la cession atteint environ 1,5 milliard d’euros. Cette étape suit la cession de la Société pour le logement intermédiaire, SLI, à la Caisse des Dépôts le 29 juin 2026 et parachève la réorganisation des participations entre l’État et la Caisse des Dépôts.
Accent sur les infrastructures du massif alpin
Avec cette acquisition, la Caisse des Dépôts consolide son rôle d’investisseur public de long terme dans les grandes infrastructures françaises. L’opération vise plus particulièrement à renforcer son action en faveur du développement des territoires situés dans le massif alpin.Cette orientation prolonge les engagements déjà pris par l’institution dans le cadre de son programme Territoires de montagne. La nouvelle répartition des rôles entre les deux grands actionnaires publics doit ainsi soutenir une gestion plus ciblée des actifs d’infrastructure et des priorités territoriales.
Dans notre précédent article sur le réaménagement du plan France 2030, nous expliquions comment les restrictions budgétaires et les retards d’exécution conduisent à étaler le programme au-delà de l’échéance initiale, potentiellement jusqu’en 2032 ou 2033. Nous soulignions aussi la révision des priorités de financement, avec un accent croissant mis sur le quantique, et les effets de ce décalage sur la visibilité des projets industriels et technologiques.
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