Ecoat met en avant l’export comme levier de structuration et de croissance
Présent sur trois continents, Ecoat défend une stratégie d’internationalisation précoce pour renforcer sa croissance dans les polymères décarbonants destinés à l’industrie des peintures. Son dirigeant estime que l’export aide l’entreprise à clarifier son marketing, à organiser sa force commerciale et à mieux définir sa gamme, tout en consolidant sa position sur son marché domestique.
Points forts
- Ecoat réalise 50 % de ses ventes à l’export, emploie une cinquantaine de personnes et affiche une croissance annuelle de 30 à 40 %.
- L’expansion internationale d’Ecoat a commencé en 2016 en Chine pour sécuriser l’approvisionnement et a ensuite permis des développements marqués en Europe et aux U.S.
- Un accord est en cours de signature aux U.S., la stratégie export ayant déjà prouvé son efficacité en France et au UK selon Olivier Choulet.
Expansion internationale et développement commercial
Comme l’indique Bpifrance dans la newsletter Les Brèves de l’International, Olivier Choulet, CEO de Ecoat et membre du Club Excellence, présente l’export comme un axe structurant du développement du groupe. Fondée en 2011, l’entreprise a investi dans sa première usine en 2014 sur la plateforme chimique Osiris à Péage-de-Roussillon et s’est spécialisée dans les polymères décarbonants pour l’industrie des peintures.Ecoat réalise aujourd’hui 50 % de ses ventes à l’export, emploie une cinquantaine de personnes et affiche une croissance annuelle de 30 à 40 %. Selon son dirigeant, l’expansion hors de France commence en 2016, lorsque l’entreprise se rend en Chine pour sécuriser des matières premières devenues rares en Europe, avant d’y trouver ses premiers distributeurs et clients.
L’Europe suit ensuite avec des développements en Allemagne, au UK, en Espagne, au Portugal et en Italie. L’entreprise travaille aussi le marché des U.S. depuis trois ans et y accélère, portée à la fois par la dimension mondiale de sa clientèle et par une demande liée à l’urgence écologique qui dépasse les frontières nationales.
Un levier de structuration pour le marché français
Pénétrer un marché étranger demande, selon Olivier Choulet, un ancrage local solide avec des appuis institutionnels, des distributeurs, des formulateurs et des laboratoires. Il souligne aussi que les produits de spécialité du groupe nécessitent environ trois ans de développement avec un client, ce qui impose d’accepter une montée en puissance progressive, souvent en commençant avec des acteurs intermédiaires avant d’atteindre les leaders du marché.Le dirigeant explique que cette stratégie a déjà porté ses fruits en France et au UK, tandis qu’un accord est en cours de signature aux U.S. Il estime également que l’international ne doit pas être reporté à une phase de maturité, car il peut au contraire aider une entreprise à traverser des périodes de faiblesse sur son marché domestique, comme ce fut le cas lorsque la Chine est devenue la première région d’Ecoat alors que la demande française progressait plus lentement.
Pour Ecoat, l’effet ne se limite pas aux ventes additionnelles. L’entreprise considère que l’export impose une meilleure organisation commerciale et marketing, une définition plus nette de l’offre et, au final, un retour plus solide sur son marché d’origine.
Notre précédent article sur le lancement de la communauté French Expérience par Bpifrance revenait sur l’objectif de fédérer un réseau national d’entrepreneurs du tourisme et des loisirs, tout en accélérant l’innovation et la transformation numérique du secteur. Nous y rappelions aussi le poids économique du tourisme en France et les moyens mobilisés par Bpifrance (financements et soutien à des projets innovants via France 2030) pour faire émerger de futurs leaders.
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