L'action LVMH chute de 1,2 % sur fond de perspectives prudentes pour le marché chinois
Le 14 août, l'action LVMH se négocie à 464,15 euros, en baisse de 1,16% au cours des dernières 24 heures.
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Le cours de l'action se situe dans la moitié inférieure de sa fourchette de 52 semaines allant de 436,55 € à 762,70 €, ce qui représente une forte baisse par rapport aux sommets atteints l'année dernière.
Points forts
- LVMH se négocie à 464,15 €, en baisse de 1,2%, dans un contexte de faiblesse persistante des ventes de mode et de maroquinerie.
- Les analystes restent globalement positifs, citant la force des marques, la rationalisation du portefeuille et la diversification géographique comme moteurs à long terme.
- L'action se consolide entre €450 et €480, avec une rupture au-dessus de €480 qui pourrait ouvrir la voie vers €550.
D'un point de vue technique, la dynamique est faible. La moyenne mobile de convergence et de divergence (MACD) est légèrement négative, tandis que l'indice de force relative (RSI), qui se situe autour de 46, ne suggère ni surachat ni survente. La moyenne mobile à 20 jours s'aplatit, la moyenne à 50 jours reste légèrement orientée à la baisse et la moyenne à 200 jours continue d'être orientée à la baisse, ce qui indique que le sentiment à plus long terme n'est pas encore résolument haussier.
Le support se forme près de 450 €, un niveau qui a été testé à plusieurs reprises depuis la mi-juillet. La résistance immédiate se situe autour de 480 €, et un dépassement de cette zone est nécessaire pour modifier la tendance à court terme vers la barre des 500 €. Etant donné la faiblesse des signaux techniques, le prochain mouvement décisif de LVMH devrait être dicté par les nouvelles plutôt que par le momentum.

Dynamique du cours de l'action LVMH (juin 2025 - août 2025). Source : TradingView
Cette configuration technique implique que les traders peuvent rester prudents, favorisant une approche attentiste jusqu'à ce qu'un catalyseur clair émerge. La fourchette étroite entre le support à €450 et la résistance à €480 reflète un équilibre entre les pressions d'achat et de vente, sans qu'aucune des deux parties ne soit encore en mesure de dominer. Si le volume s'accroît lors d'un mouvement au-delà de ces limites, cela pourrait signaler le début d'une nouvelle tendance ; sinon, LVMH pourrait continuer à osciller à l'intérieur de cette fourchette alors que les participants au marché attendent les données macroéconomiques, les mises à jour des bénéfices ou les annonces stratégiques pour s'orienter.
Les révisions à la hausse des analystes répondent aux défis macroéconomiques et sectoriels
LVMH attire de nouveau l'attention de Wall Street suite à la décision de Goldman Sachs de placer le titre sur sa liste d'achat de conviction. La position haussière de Goldman s'appuie sur la capacité de LVMH à surmonter les ralentissements du marché du luxe et à en ressortir plus fort lors des cycles haussiers suivants. La banque d'investissement voit un potentiel de hausse d'environ 18% par rapport aux niveaux actuels, son objectif de cours s'alignant sur le consensus plus large des analystes qui se situe autour de 552 euros. Certaines estimations vont jusqu'à 873 €, reflétant la confiance dans le pouvoir de la marque et la force des prix de la société.
Dans le même temps, LVMH est confronté aux mêmes défis sectoriels que les autres acteurs du secteur du luxe. Les ventes de mode et de maroquinerie ont chuté de 9 % au cours du dernier trimestre, sous la pression d'un trafic touristique plus faible en Europe et de l'évolution des préférences des jeunes consommateurs. La demande en Chine, qui était autrefois un moteur de croissance important, a été irrégulière en raison de l'évolution des conditions macroéconomiques.
LVMH a réagi en rationalisant son portefeuille de marques. Le groupe est en pourparlers pour vendre Marc Jacobs pour un montant estimé à 930 millions d'euros, une mesure visant à concentrer les ressources sur ses divisions les plus rentables. En outre, LVMH s'efforce d'atténuer les risques géopolitiques en développant sa base de production aux États-Unis, notamment en construisant une deuxième usine Louis Vuitton au Texas. Le président Bernard Arnault s'est également engagé auprès des dirigeants politiques à décourager les conflits commerciaux qui pourraient perturber les exportations de produits de luxe.
Base de consolidation ou préparation à la reprise
La trajectoire du cours de l'action de LVMH dans les mois à venir dépendra fortement du sentiment des consommateurs sur les marchés clés, du rythme de la reprise de la demande chinoise de produits de luxe et de la mise en œuvre de sa stratégie de portefeuille. Les tendances saisonnières dans le secteur du luxe, en particulier l'impact des périodes d'achats pour les fêtes et les cycles de défilés de mode, pourraient également influencer les mouvements de prix à court terme.
Dans un scénario haussier, un rebond en Asie et un accueil positif de la cession de Marc Jacobs pourraient faire remonter l'action vers la fourchette de 550 à 600 euros, s'alignant ainsi sur les objectifs de prix des analystes. Un tel mouvement nécessiterait probablement la confirmation de la stabilisation des tendances des ventes et un nouvel élan dans la mode et la maroquinerie.
Les droits de douane américains allant jusqu'à 15 % sur certaines importations européennes de produits de luxe ont mis LVMH sous pression, les produits de milieu de gamme étant les plus menacés par les hausses de prix. Pour en atténuer l'impact, la société développe sa production aux États-Unis, y compris une usine Louis Vuitton prévue au Texas, afin de réduire l'exposition aux coûts liés au commerce.
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