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Mais nous avons tout sauvegardé 🙂.
Le débat sur la réforme du compte personnel de formation (CPF) prend de l’ampleur après la publication du décret limitant le plafond des droits mobilisables à 1.500 euros, contre 5.000 euros auparavant.
Gerard Filoche, syndicaliste et observateur assidu des réformes sociales, alerte sur les conséquences de cette mesure introduite par Sébastien Lecornu, ministre chargé de la Transformation et de la Fonction publiques. Selon Filoche, une telle décision limite fortement l’accès à la formation professionnelle pour de nombreux salariés. ''Lecornu fait des ravages chaque jour'', affirme-t-il, mettant en avant la baisse drastique du montant des droits à la formation.
Plusieurs experts du secteur de l’emploi soulignent que cette réduction, fixée par l’article D. 6323-1 A du Code du travail, pourrait ''freiner la montée en compétence des actifs et creuser les inégalités d’accès à la qualification''. Laurence Dumont, consultante en ressources humaines, précise : ''La diminution du plafond du CPF prive certains salariés de possibilités de reconversion ou d’évolution, à un moment où le marché du travail exige une adaptation constante.''
Le gouvernement, de son côté, justifie ce choix par la nécessité de ''maîtriser les dépenses publiques'' liées à la formation. Ce nouveau plafond fera l’objet d’une évaluation lors des prochains débats parlementaires.