Ashutosh Sureka

Le comité consultatif des investisseurs de la SEC examine les risques de rachat des fonds privés et la concentration du vote passif.

Le comité consultatif des investisseurs de la SEC examine les risques de rachat des fonds privés et la concentration du vote passif.
SEC examine les risques liés aux fonds

Le régulateur américain des valeurs mobilières utilise la réunion de son Comité consultatif des investisseurs pour examiner la compréhension qu’ont les investisseurs des produits complexes du marché privé et l’influence des grands gestionnaires de fonds indiciels passifs sur le vote en entreprise. L’ordre du jour comprend également des recommandations sur la modernisation des processus de procuration pour les fonds ouverts et les ETFs, ainsi que sur les rapports trimestriels et semestriels des entreprises.

Points forts

  • Le panel de la SEC met en avant l’augmentation des demandes de rachat et les limites de retrait dans les fonds de crédit privés, soulignant un décalage entre les attentes des investisseurs et les informations communiquées par les fonds.
  • Uyeda indique que les quatre principaux fournisseurs de fonds indiciels contrôlent désormais plus de 20 % des votes des sociétés du S&P 500, ce qui soulève des préoccupations en matière de gouvernance et de responsabilité fiduciaire.
  • Le comité examine également des recommandations visant à moderniser le système de procuration des fonds pour les fonds ouverts et les ETFs, ainsi qu'à revoir les rapports trimestriels et semestriels des entreprises.

Cet article a été traduit de l'original. Lisez la version originale de notre correspondant ici.

L’ordre du jour du comité cible la transparence des produits et le pouvoir de vote

Comme l’a rapporté la Securities and Exchange Commission, le commissaire Mark T. Uyeda indique que le premier panel du comité aborde la possible confusion des investisseurs concernant les marchés privés et les produits d’investissement alternatifs, notamment les restrictions de rachat, les structures de frais et les méthodes d’évaluation.

Uyeda précise que ces derniers mois ont rendu la question plus pertinente, certains fonds de crédit privé faisant face à une augmentation des demandes de rachat et les gestionnaires imposant des limites aux retraits. Il explique que ces restrictions de rachat fonctionnent comme prévu, en alignant les conditions de liquidité des fonds sur la nature moins liquide des actifs sous-jacents, ce qui permet d’éviter des ventes précipitées et de protéger les actionnaires restants.

Il ajoute que la surprise apparente de certains investisseurs face aux plafonds de rachat révèle un possible décalage entre les attentes des investisseurs et les informations fournies dans le prospectus. Dans ses remarques, il souligne que cela soulève des préoccupations potentielles en matière de pratiques commerciales, déjà couvertes par les règles existantes de la SEC et de la FINRA.

Enjeux de gouvernance pour les sociétés cotées et les fonds

Le deuxième panel se concentre sur la concentration du pouvoir de vote dans les véhicules d’investissement passifs et les implications pour la protection des investisseurs et la gouvernance d’entreprise. Uyeda cite l’observation de l’ancien conseiller juridique général de la SEC, John Coates, selon laquelle les quatre plus grands fournisseurs de fonds indiciels contrôlent collectivement plus de 20 % des votes des sociétés du S&P 500.

Il indique que lorsque peu de gestionnaires d’actifs influencent la composition des conseils d’administration, la rémunération des dirigeants, la gestion des risques et d’autres questions de procuration sans mandat direct des investisseurs des fonds, la pratique commence à ressembler à un contrôle actif. Il ajoute que cette tendance soulève des questions sur les devoirs fiduciaires, la transparence des communications entre les grands actionnaires et les conseils d’administration, ainsi que sur des sujets connexes tels que les rapports et la réglementation relatifs aux formulaires Schedule 13D et 13G et aux cabinets de conseil en vote par procuration.

Plus tard dans la journée, le comité examine des recommandations sur la modernisation du système de procuration des fonds ouverts et des ETFs, ainsi que sur les rapports trimestriels et semestriels des entreprises. Uyeda précise que la Commission accueille favorablement une diversité d’opinions sur ces sujets dans le cadre du rôle consultatif du comité.

La pression sur les rachats dans les fonds de crédit privé non cotés aux U.S. est restée élevée alors que les fenêtres de retrait trimestrielles testent la demande pour ces produits moins liquides. Notre article précédent a mis en lumière le fait que plusieurs grands fonds ont atteint ou dépassé leurs plafonds de rachat, attirant un nouvel examen des pratiques d’évaluation, de la transparence et de l’adéquation entre les attentes des investisseurs et les conditions de liquidité annoncées par les fonds.

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