Les revenus des services d'emploi au Canada prolongent leur baisse, tandis que les marges se resserrent

Les revenus des services d'emploi au Canada prolongent leur baisse, tandis que les marges se resserrent
Les revenus de l'emploi continuent de baisser

Le secteur des services d'emploi au Canada reste sous pression en 2025, les conditions plus souples du marché du travail pesant sur la demande de services de dotation et de recrutement. Les revenus d'exploitation reculent de 1,3 % pour atteindre 23,9 milliards $, marquant une deuxième baisse annuelle consécutive, tandis que les marges bénéficiaires se resserrent, les dépenses diminuant moins rapidement que les ventes.

Points forts

  • Statistique Canada indique que les revenus d'exploitation du secteur des services d'emploi ont diminué de 1,3 % pour atteindre 23,9 milliards $ en 2025, marquant une deuxième baisse annuelle consécutive.
  • Le Québec enregistre la plus forte baisse provinciale, les revenus d'exploitation diminuant de 538,0 millions $, soit 12,8 %, entre 2024 et 2025 en raison d'une demande plus faible en services de dotation.
  • La marge bénéficiaire d'exploitation se resserre à 3,8 % en 2025, contre 4,3 % en 2024, les dépenses d'exploitation ne diminuant que de 0,8 % pour atteindre 23,0 milliards $.

Cet article a été traduit de l'original. Lisez la version originale de notre correspondant ici.

La baisse des revenus en 2025 reflète un ralentissement de la demande d'embauche

Selon Statistique Canada, les revenus d'exploitation du groupe sectoriel des services d'emploi diminuent de 1,3 % pour s'établir à 23,9 milliards $ en 2025, prolongeant une deuxième baisse consécutive pour le secteur. L'organisme indique que la baisse des taux de postes vacants et le ralentissement continu de la croissance démographique en 2024 et 2025 témoignent d'une faiblesse persistante des conditions du marché du travail, qui touche les agences de placement, les services de recrutement de cadres, les services d'aide temporaire et les organisations professionnelles d'employeurs.

La baisse provinciale la plus marquée est observée au Québec, où les revenus d'exploitation diminuent de 538,0 millions $, soit 12,8 %, de 2024 à 2025. Le recul du nombre de postes vacants et les changements structurels touchant la dotation en personnel dans le secteur de la santé de la province contribuent probablement à affaiblir la demande de services de dotation et de recrutement, tandis que les hausses en Ontario, en Alberta et en Saskatchewan compensent en partie le recul national.

Les dépenses d'exploitation diminuent de 0,8 % pour s'établir à 23,0 milliards $ en 2025, soit à un rythme plus lent que le recul des revenus. La marge bénéficiaire d'exploitation s'établit ainsi à 3,8 %, contre 4,3 % en 2024, les coûts liés à la main-d'œuvre continuant de représenter les plus importantes parts des dépenses, notamment les salaires, traitements, commissions, avantages sociaux et sous-traitance.

Dans notre précédent article sur le changement fréquent d'emploi en début de carrière, nous avons examiné des recherches économiques montrant que changer d'emploi durant les premières années d'une carrière peut être un moteur majeur de croissance salariale et une voie vers de meilleures adéquations professionnelles à long terme. L'article soulignait également que le scepticisme culturel envers les changements fréquents entre souvent en contradiction avec les données montrant que la mobilité professionnelle favorise à la fois la progression des rémunérations et la stabilité de carrière à terme — un éclairage important pour comprendre les évolutions de la demande d'embauche.

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